Virus de la politique, place des religions, rêve improbable… En 2022, Boris Dilliès se confiait à CathoBel


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Virus de la politique, place des religions, rêve improbable… En 2022, Boris Dilliès se confiait à CathoBel
Boris Dilliès ©D.R.
Par Sébastien de Jamblinne
Publié le
4 min

Ce samedi 14 février, Boris Dilliès a prêté serment devant le roi comme nouveau ministre-président de la Région bruxelloise. Il succède ainsi à Rudi Vervoort après plus de 600 jours de crise. Le 17 janvier 2022, Boris Dilliès avait accordé un entretien à CathoBel, au micro d'Hervé Gérard. Voici ce que déclarait celui qui était alors bourgmestre d'Uccle.

Au sujet de son amour de la politique 

« De mes trois mois à mes dix ans, j'habitais dans le Midi de la France et c'est vrai que le virus politique m'a pris très tôt. C'était la grande époque de Giscard, Mitterrand, Chirac... Dès l'âge de 8 ans, j'avais demandé de pouvoir me rendre à un meeting de Jacques Chirac parce que je trouvais qu'il avait un côté extrêmement captivant, chaleureux et entraînant. J’étais vraiment attiré par la politique et tout ce qui tournait autour d'elle. Ensuite est venu évidemment le virus au niveau local. Quand je suis revenu à Uccle, il y a eu les premières élections communales, c'était en 1988. J'avais même pas 15 ans et je voulais y participer. Il y avait une attirance difficilement explicable, une évidence, c'était ma voie. Evidemment, je ne pouvais pas être candidat. Par contre, j'ai fait campagne notamment pour Eric André. C'était particulier parce que tous mes amis se demandaient si je n'étais pas un peu fou d'aller le mercredi et le samedi après-midi avec mon petit pot de colle et mon pinceau pour placer des affiches. » 

En janvier 2022, Boris Dillies était l'invité de Pleins Feux. Retrouvez ci-dessous cet entretien présenté par Hervé Gérard.

Au sujet des religions 

« Il y a vraiment une grande richesse à Uccle parce qu’outre l'Église C-catholique on a une église orthodoxe, des synagogues, une mosquée et un temple protestant. Finalement, l'ensemble des cultes sont représentés. Moi, je dis toujours qu'à Uccle, il n'y a pas des citoyens de telle ou telle confession; il y a avant tout des Ucclois. Je mets un point d'honneur à ce que les Ucclois, quelle que soit leur confession- ou leur absence de confession -, puissent se sentir bien et évoluer dans leur spiritualité. Je trouve que c'est quelque chose d'important et ça se passe de manière extrêmement harmonieuse. »

Au sujet de l’enseignement 

« A uccle, on a essentiellement des écoles communales primaires, au nombre de dix. Elles offrent un enseignement extrêmement apprécié par la population uccloise et non-uccloise. Notre échevine de l'enseignement, Carine Gol, a aussi des contacts assez réguliers avec les écoles qui ne sont pas dans le giron purement communal. Moi-même, j'en ai avec différents directeurs d'écoles, parfois sur des aspects liés à la sécurité. On a un réseau scolaire de grande qualité à Uccle. Vous trouvez finalement quasiment tous les types de réseaux à proximité de chez nous, car il y a aussi l'école européenne! Il y a une offre extraordinaire sur l'ensemble du territoire ucclois avec des pôles très importants que sont effectivement l'école européenne, le lycée français, Notre-Dame-des-Champs, Ganenou, le Collège Saint-Pierre, Uccle 1, Uccle 2... »

Au sujet des jeunes et de la politique

« Il y a un grand travail de pédagogie à faire. Aujourd'hui, il n'y a personne qui fait de la politique de manière intense sans être présent sur les réseaux sociaux. Je ne pense pas pour autant qu'il faille commencer à faire le pitre sur tous les réseaux sociaux possibles et imaginables pour attirer les jeunes. Je crois que ce qui est important, et nous le faisons, c'est aussi d'organiser des rencontres entre les élus et la population. Parfois cela a du succès, parfois pas. Maintenant, on ne va pas se mentir, c'est pas toujours évident d'avoir des jeunes. Cependant, je constate, en tous cas sur Uccle, un engouement qui est assez positif et qui est plutôt croissant. On a un conseil de la jeunesse assez dynamique. C'est un travail au quotidien. Je ne pense pas qu'il y ait une grande idée ou une grande solution. Je pense que c'est un travail au quotidien. Il faut que les élus se montrent disponibles, notamment vis-à-vis de la jeunesse. Il faut leur montrer que tout élu qu'on est, nous ne sommes pas des martiens et nous sommes attentif à leurs préoccupations. »

Un rêve improbable?

« De manière générale je suis un type assez heureux. J’estime que j'ai la chance de faire des choses qui me plaisent, qui m'intéressent et où j'essaye vraiment d'être utile. Je suis quelqu'un de parfaitement heureux dans la vie. Je n'ai donc pas vraiment de rêve improbable... Alors, après, si j'avais une baguette magique? Je pense que je voudrais d'abord que tous ceux qui me sont chers soient heureux. Et puis qu'ils puissent rester à nos côtés le plus longtemps possible, tout simplement. »

Sébastien de JAMBLINNE (d'après un entretien réalisé par Hervé GERARD)

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