"Pas besoin d’Halloween, cette année, le monde fait assez peur comme ça!" Slogan placardé partout sur les réseaux sociaux le mois dernier, les internautes ont partagé cela à l’envi. Signe d’un malaise ou d’un mal-être ressenti au sein de nos contemporains.
Tout va mal: voyez comment tourne notre monde! Mais où va-t-on? Certainement pas vers un mieux. Ah non!
Et l’Evangile du jour enfonce le clou: "Les étoiles tomberont du ciel", "Le ciel et la terre passeront". C’est décourageant! Et dire qu’on appelle ça la Bonne Nouvelle!
Et pourtant… Lisons et relisons ces lignes attribuées à saint Marc qui commence cet extrait par nous obliger à lever les yeux et à regarder vers demain. Il nous prédit, c’est exact, une vraie catastrophe cosmique, un vrai tohu-bohu avec les astres et les étoiles. Un fameux coup de tonnerre dans la vie humaine!
Le Fils de l’homme va venir!
Ce ne sont pas ses créatures qui vont aller à lui pour un possible jugement. Non! C’est lui, le Messie qui vient, qui descend ou, pour reprendre un langage connu, qui s’abaisse.
Quand Il sera là, les élus de partout seront rassemblés. Ils seront en communion.
Nous sommes à quelques jours du début de l’Avent, de la mémoire de l’Avènement. Sans cesse, nous nous émerveillons devant le fait que le Tout-Puissant se fasse tout impuissant, que le transcendant soit immanent, tangible, que le Verbe se fasse chair.
Mystère des mystères, folie des folies. Les Grecs auraient dit: "Comment l’Idée peut-elle devenir matière, corps?"
Bon… d’accord, mais je vois bien dans les médias qu’il y a encore et toujours des guerres dans notre monde, que la famine n’a pas été éradiquée, que les drogues gangrènent nos villes et villages! Je constate autour de moi, les intrigues dans les familles, les séparations douloureuses, les disputes entre les gens censés s’aimer.
Stop! Laissons-nous instruire par la comparaison du figuier: dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
Oh oui… Ici des bénévoles qui sont au service de ceux qui ont faim et froid, là des jeunes qui se rassemblent pour préserver notre planète qui souffre, là encore des communautés nouvelles qui réveillent ceux qui sont dans la nuit.
Regardons ces vertes feuilles, signes de renouveau.
Hardis les cœurs: "cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive". Si nous sommes vraiment habités de la Bonne Nouvelle, le monde changera.
Qui vient avec moi pour vivre ce printemps de l’humanité?
Cela va prendre du temps et de l’énergie, mais l’espérance est en nous! Dieu a besoin de nos bras pour faire bien, de nos pieds pour aller vers l’autre, de nos oreilles pour écouter silencieusement et de notre bouche pour panser les blessures de l’âme.

Comme nous inspire le texte de Daniel: nous pouvons être "des maîtres de justice pour la multitude" et nous brillerons "comme des étoiles pour toujours et à jamais".
Diacre Jacques DELCOURT

