Le père Aurélien Saniko revient pour la paroisse Ste Alix, au micro de l'abbé Philippe Mawet, sur la genèse de la chanson "Comment ne pas te louer?" Aujourd'hui crédité de 70 millions de vues pour ce chant, Aurélien Saniko reste un simple "religieux" mais non pas une "star" comme le proclament les médias.
"Comment ne pas te louer" est une catéchèse, constate le père Aurélien Saniko. Le prêtre aujourd'hui étudiant à Gentines, mais longtemps en charge de paroisses à Molenbeek, envisagerait d'utiliser ce chant d'école en école. Outre ce titre désormais ultraconnu, le prêtre chanteur a déjà édité plusieurs disques. Un autre CD est en préparation.
Le père Aurélien Saniko est interrogé par l'abbé Philippe Mawet, responsable de l'UP Stockel au Bois, dans le cadre de ces vidé(o)homélies (de la minute 7' à 27'). "Quand le morceau est sorti ici en Belgique il y a des années, quelqu'un m'a reproché les paroles trop simples", raconte-t-il aujourd'hui. Et pourtant, l'essentiel y est: l'action de grâce pour Dieu présent dans nos vies.

"Je ne sais pas vivre sans la musique"
Le prêtre belge originaire du Cameroun confie que "la musique est venue avant que je ne rentre au séminaire. Je ne sais pas vivre sans la musique." Aurélien Saniko a composé cette chanson Comment ne pas te louer, quand il avait quinze ans. Un peu avant, "j'avais une maladie bizarre, raconte-t-il à l'abbé Philippe Mawet. Sans prendre de médicaments, j'ai été guéri une année après." D'une famille très chrétienne, et lui-même croyant, Aurélien Saniko s'est senti poussé à "dire merci à Dieu". Son curé de paroisse de l'époque lui a alors suggéré de composer un morceau au piano pour faire cette action de grâce.
Le succès de ce titre depuis un an a changé son quotidien. "Désormais, je prends du temps chaque semaine pour répondre aux médias", explique le père Aurélien Saniko. Le succès est même au rendez-vous dans les boîtes de nuit, et sur les réseaux sociaux. "Je suis quand même content de donner de la joie aux gens", reconnaît-il. "Chez nous, on prie avec tout son corps et sa voix. La pop louange peut faire venir des jeunes dans nos églises", conclut le père Aurélien Saniko.
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