La campagne de Carême d’Entraide et Fraternité veut soutenir la petite agriculture familiale au Brésil


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La campagne de Carême d’Entraide et Fraternité veut soutenir la petite agriculture familiale au Brésil
Les plantations financées dans les communautés rurales par Entraide et Fraternité se portent bien et permettent aux membres de ces communautés de vivre de leur terre
Par La rédaction
Publié le
4 min

Entraide et Fraternité commence aujourd'hui, avec le mercredi des Cendres sa campagne 2023 de Carême de partage. Son objectif cette année : mettre en avant les luttes des communautés rurales du Brésil. Les partenaires brésiliens d’Entraide et Fraternité, la Commission pastorale de la terre de l’État de Goiás et Agro é fogo, soutiennent ces communautés dans cette lutte pour la vie, cette résistance pour leur existence!

Dans cette plantation au Brésil soutenue par Entraide et Fraternité, les courgettes et les potirons poussent avec abondance. Les vaches du propriétaire terrien voisin sont venues la saccager, pour que celui-ci puisse récupérer cette terre.
(c) Entraide et Fraternité, les 10 images marquantes du Brésil

La population brésilienne vit à 70% de la production de la petite agriculture familiale. Pourtant, ces petits paysans et petites paysannes n’exploitent que 23% des terres cultivables ! Le reste fait l’objet d’une énorme concentration entre les mains des grands propriétaires fonciers. Ceux-ci ont soutenu le président sortant d’extrême droite, Bolsonaro, qui a encouragé l’accroissement du développement intensif de l’agrobusiness, au détriment des enjeux climatiques, environnementaux, sanitaires, sociaux et humains et même économiques.

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Environnement et climat

La forêt amazonienne et le biome de transition vers l’Amazonie que représente la savane du Cerrado ont vu la déforestation s’accroître ces dernières années et atteindre des seuils irréversibles de destruction de la forêt et d’épuisement des sols. Les exploitations de prédilection de l’agrobusiness brésilien (élevage de bovins, culture du soja, du maïs, extraction de minerais) sont parmi les plus gros responsables d’émissions de gaz à effet de serre. Enfin, pour accroître la déforestation, les tenants de l’agrobusiness créent de gigantesques incendies comme ceux de l’été 2019.

Résumé en trois images du thème BRÉSIL : LA TERRE, C'EST LA VIE !

Santé

Sous Bolsonaro et tout récemment encore sous Lula, le Brésil a libéralisé la vente de plus de 2.000 pesticides dangereux, le plus souvent interdits dans l’Union européenne et très souvent produits par des entreprises européennes. La majorité de la production agricole brésilienne étant destinée à l’Europe, à la Chine et au Moyen-Orient, ces produits toxiques reviennent donc en Europe via nos assiettes.

Droits humains et sociaux

Le Brésil est un des trois pays du monde où l’on recense le plus d’assassinats de militants et militantes des droits humains et de l’environnement, le plus de victimes des conflits fonciers aussi : 44 morts en 2022. Bolsonaro avait été élu sur la promesse de ne pas céder un mètre de terre aux bénéficiaires de la réforme agraire : les indigènes, les quilombolas (descendants et descendantes d’esclaves), les communautés composées de paysans et paysannes sans terre en attente de reconnaissance de leur droit à exploiter une terre qui sont les principales victimes de la déforestation et de l’accaparement des terres. Pour les indigènes, les feux volontaires équivalent à la disparition de leur cadre de vie et de leur culture.

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Économie européenne

La population brésilienne n’est pas la seule à être affectée par ces évolutions. Dans le cadre de l’accord entre l’UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), les producteurs belges – et européens – verront arriver sur leur marché la concurrence d’une production agricole inutile (la production belge est déjà excédentaire) mais meilleure marché car soumise à des règles moins strictes (hormones, pesticides, …). Les Belges peuvent donc agir - comme pour le TTIP ou le CETA qui n’ont toujours pas été ratifiés par la Belgique, pas plus que par la Wallonie et Bruxelles – en marquant leur désapprobation à l’accord entre l’UE et le Mercosur.

Pour réfléchir davantage sur cette question, lire l'étude faite par Entraide et Fraternité « L’agro-industrie met le feu au Brésil. Quand l’agroécologie devient une arme de résistance », qui résume tous les enjeux liés à cette problématique

En pratique

Du 13 au 31 mars, trois des partenaires d'Entraide et Fraternité viendront tout spécialement du Brésil pour témoigner, en Wallonie et à Bruxelles, de leur combat contre l’injustice. La campagne du Carême de partage sera également numérique : rencontres-débat en visioconférence, vidéo, reportages et appels au partage sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram, etc. Des rendez-vous à rejoindre d'une façon à l'autre.

Les collectes du Carême de partage auront lieu les WE des 18-19 mars et 1-2 avril pour soutenir les projets dans pas moins de 12 pays, tous plus porteurs de vie les uns que les autres. Chacun est invité à joindre le don à la prière. 


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