A la veille de cet été, Sammy Mahdi est devenu le nouveau président du CD&V. A l’occasion de la rentrée politique, il nous partage sa vision de l’avenir de son parti. Pour lui, son renouvellement ne passe pas par l’abandon, mais au contraire par un renforcement des valeurs de la démocratie chrétienne.

Au printemps dernier, un sondage crédite le CD&V de 8,7 % d’intentions de vote. Une chute historique après plusieurs années d’érosion continue alors que, pendant des décennies, le parti chrétien démocrate flamand récoltait plus de 30% des voix au nord du pays. Dans la foulée, le président Joachim Coens renonce à son mandat de manière anticipée et Sammy Mahdi, secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration lui succède le 25 juin. Candidat malheureux à la fonction en 2019 (où il avait tout de même récolté plus de 46% des votes), il est élu cette fois avec 97% des voix. Ce qui lui donne les coudées franches pour renouveler le CD&V, tâche à laquelle il n’a pas tardé à s’atteler. Pour la rentrée, Dimanche a rencontré le jeune président de parti, qui aura 34 ans en octobre prochain.
Sammy Mahdi, qui êtes-vous? Quel est votre parcours?
Je suis né à Bruxelles, j’ai accompli mon parcours scolaire sans vraiment savoir là où il allait me conduire. Ce que je savais par contre, c’est que je voulais apporter quelque chose à la société, mener un combat pour un monde juste. Par la suite, j’ai fait des études de sciences politiques et de droit international. La famille de ma mère est originaire de Flandre occidentale. Mon père, d’origine irakienne, a effectué son parcours migratoire dans les années 1970 et a trouvé l’amour en Belgique. J’ai une sœur qui a cinq ans de plus que moi, qui est institutrice primaire à Bruxelles, et un frère qui a cinq ans de moins que moi, qui travaille dans le secteur bancaire. Une chouette famille!
Propos recueillis par Christophe HERINCKX
