Bien sûr qu'il sera devant sa télé ce soir! Mgr Delville, évêque de Liège, a déjà vu tous les matches des Diables rouges à cet Euro. Et il le confesse: en cas de défaite, il sera déçu…
Quand on lui demande le nom de son joueur préféré, c'est Romelu Lukaku qu'il cite en premier. "Il est vraiment impressionnant: cette manière de foncer, cette capacité à contourner l'adversaire…" Mais l'évêque de Liège est aussi séduit par les frères Hasard, dont il apprécie la belle façon de s'épauler l'un l'autre. Et il a un petit charme pour Axel Witsel, qui a longtemps vécu – et s'est marié – sur le territoire du diocèse de Liège. "Mais l'ensemble des joueurs me semblent sympathiques…"

Ce vendredi soir, Jean-Pierre Delville supportera les Diables Rouges
S'il a admiré la prestation des Belges contre la Russie, en début de compétition, Mgr Delville a profondément vibré avec les Diables dimanche, contre le Portugal. "La pression était forte", commente-t-il. "A la fin, le Portugal était très agressif, mais les Belges sont restés rapides, dynamiques…"
Fan de foot? Quand même. Et certainement en ces temps de déconfinement. "On ressent une forme de libération. Le foot permet de nous exprimer, de faire la fête ensemble… En suivant cet Euro, j'ai l'impression de participer à ce climat de libération. Cette année, les matches prennent une saveur exceptionnelle."
Dans une actualité souvent morose et plutôt lointaine, le football est susceptible de parler aux gens. "Dans le foot, on retrouve des valeurs telles que le courage ou l'esprit d'équipe", détaille l'évêque de Liège. "On trouve de la place pour la compétition, mais aussi pour le fair-play ou la spiritualité. Ce sont là toutes des réalités que l'on retrouve aussi dans chacune de nos vies, et que l'on est amené à pratiquer. Il y a dans le football comme une image métaphorique de la vie.".
Ce vendredi soir, l'évêque sera à la campagne. Va-t-il prier pour les Diables? "Il est évident qu'on peut prier pour les personnes qu'on aime, c'est logique. Maintenant, les Italiens risquent de prier aussi… Dieu devra donc choisir", sourit-il, avant de rappeler l'importance de la liberté humaine. "Si on perd, il y aura quand même une déception. Heureusement, j'aurai d'autres motifs de satisfaction ce week-end, comme la réouverture d'une église."
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