Journées du patrimoine : des sites de qualité à (re)découvrir


Partager
Journées du patrimoine : des sites de qualité à (re)découvrir
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
4 min

Site de Rouge-Cloître

Evénement culturel incontournable chaque année, les Journées du patrimoine réjouissent les amateurs d’art, dans la cité ou à la campagne. A Bruxelles, place à la nature en ville, du 16 au 17 septembre 2017. Quelques propositions épinglées dans l’agenda…

Le parc Parmentier

Ce parc qui s’étend sur 14 ha fut dessiné par l’architecte-paysagiste vendéen Emile Laîné (1863-1930), déjà responsable du parc de Woluwe, pour Edmond Parmentier lui-même chargé par le roi Léopold II d’aménager l’avenue de Tervueren, entre 1897 et 1899. La propriété appartint à Parmentier jusqu’en 1910 et fut vendue à l’Etat belge en 1919. Ce poumon de verdure a conservé ses fabriques, les anciens logis des domestiques, construit en style cottage anglais, et un curieux bâtiment allongé de style néogothique converti en chapelle durant la Première Guerre mondiale. Le parc compte 46 arbres remarquables.

Le domaine de Val Duchesse

A l’origine, le domaine abritait un couvent de Dominicains fondé en 1262 par Aleyde, veuve du duc de Brabant Henri III. De nos jours, le vaste parc vallonné de 25 ha, traversé de part en part par la Woluwe, sert d’écrin à un ensemble de bâtiments composé d’un château, d’un prieuré, d’un chalet norvégien, d’une orangerie et d’un pavillon d’entrée. Très varié, il comprend un vestige de forêt alluviale, des étangs, un jardin en terrasses à la française avec bassins en pierre bleue et buis taillés et de vastes étendues gazonnées. La pièce d’eau la plus étendue, d’une superficie de 5 ha, est ceinturée d’une roselière tandis que l’autre, qui couvre 75 a, est ourlée de saules. Le domaine de Val Duchesse est accessible au public grâce au concours de la Chancellerie du Premier ministre, occupant des lieux.

Visites guidées en continu (dernier groupe à 16h15).

Le site de Rouge-Cloître

Le prieuré de Rouge-Cloître fut fondé en 1369 et devint l’un des plus importants sites monastiques de chanoines augustins en Brabant. Son nom lui viendrait d’un premier ermitage dont les murs étaient recouverts d’un enduit à base de tuiles pilées et de Roode Kluis, le terme serait devenu Roodklooster. D’autres pensent que le nom pourrait dériver d’une zone défrichée (rooien, en néerlandais) où fut érigé le complexe monastique. Il s’agissait d’un vaste édifice entouré d’une enceinte en pierres blanches et en briques dont certains vestiges subsistent. Les moines s’employèrent à drainer le terrain marécageux, plantèrent des arbres fruitiers et même des vignes tout en cultivant des plantes maraîchères et adaptant le biotope naturel à leurs besoins. A la richesse patrimoniale s’ajoute l’importance naturelle du lieu qui doit son relief singulier à l’exploitation de carrières de pierres. Des quinze étangs primitifs, il n’en reste que cinq, assortis de zones humides, dont une aulnaie inondée, sillonnée de canaux, au biotope particulier, tant au niveau des insectes que des oiseaux, des batraciens ou des poissons. A l’emplacement de l’ancienne carrière de grès calcarifère, croissent la belladone, la campanule gantelée, des orchidées ou la sanicle d’Europe. C’est pour cette raison qu’une partie du domaine a été érigée en réserve naturelle. Aux abords du prieuré, le jardin des chanoines a été recréé et la fontaine de la cour d’honneur a réapparu, reconstituée à l’identique. Promenades guidées, samedi et dimanche A 11h, 12h, 13h, 14h, 15h et 16h (durée 1 h). RV devant le Centre d’Art de Rouge-Cloître.

Le cimetière d’Ixelles et le monde du silence

Protégé par un mur de 800 m, le cimetière d’Ixelles est aménagé, en 1877, pour remplacer le précédent devenu trop exigu. Organisé en plan rayonnant autour d’un espace planté de cyprès, on y trouve aussi un carré d’honneur militaire veillé par de grandes statues de soldats. Les nombreuses personnalités artistiques, scientifiques et autres qui y sont enterrées sont le reflet de la diversité très riche d’Ixelles: Victor Horta y repose non loin de Jules Brunfaut et de Paul Saintenoy. Des mausolées d’une grande qualité artistique portent la signature d’artistes renommés comme Eugène Simonis et Victor Horta.

Visite les samedis et dimanches à 10h et 14h (durée 2h) - réservation obligatoire au 0499.21 39 85.

Les jardins de l’abbaye de la Cambre

Fondée en 1201 dans la vallée du Maelbeek, l’abbaye de la Cambre, après être passée de propriétaire en propriétaire, est finalement prise en charge par la commune d’Ixelles et la Ville de Bruxelles. L’espace vert qui cerne les bâtiments conventuels est alors en piteux état. Sa restauration est confiée, à partir de 1930, à l’architecte paysagiste Jules Buyssens. Aménagés "à la française" vers 1720, les jardins abbatiaux couvrent environ 5 ha. Si la terrasse supérieure a disparu suite au tracé de l’avenue De Mot, les autres forment encore une perspective imposante dont l’axe est l’escalier monumental de style Louis XIV qui mène, palier par palier, jusqu’à l’abbaye.

Visite-découverte de la faune et de la flore le dimanche à 14h (durée 2h). RV au bord de la pièce d’eau (accès par l’avenue Duray).

A. T.

Retrouvez toutes les infos sur le site www.journeesdupatrimoine.brussels


Dans la même catégorie