Cours de citoyenneté : la réplique du SeGEC au CAL


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Cours de citoyenneté : la réplique du SeGEC au CAL
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Dans La Libre Belgique du 14 juin, le Centre d’Action Laïque (CAL) a fustigé le choix de l’enseignement catholique relatif à l’Education à la Philosophie et à la Citoyenneté. Par voie de communiqué, le SeGEC répond au CAL qu'il doit réactualiser ses références.

Dans sa prise de position, le CAL affirmait, en référence à un avis du Conseil d’Etat de septembre 2015, que «tous les élèves devraient bénéficier d’un cours de citoyenneté en tant que tel». Mais selon le SeGEC, "le CAL se réfère à un avis aujourd’hui dépassé par les faits, puisque l’avant-projet de décret auquel il s’appliquait a été profondément revu pour tenir compte des remarques de la Haute Autorité". Le syndicat de l'enseignement catholique explique que l’exposé des motifs du décret actuellement en vigueur indique en effet que l’avant-projet de décret a été modifié pour répondre aux objections du Conseil d’Etat par:

- l’instauration dans le décret «Missions» d’un nouveau chapitre rendant obligatoire pour tous les établissements une éducation à la philosophie et à la citoyenneté soumise par ailleurs à une évaluation (le caractère obligatoire pour tous et soumis à évaluation sont les deux éléments clés évoqués par le Conseil d’Etat);

- l’existence d’un référentiel unique inter-réseaux garantissant les mêmes objectifs d’éducation, de compétences et de savoirs qui seront atteints quel que soit le réseau ou l’établissement;

- l’obligation de prévoir le même nombre d’heures à savoir l’équivalent d’une période hebdomadaire;

- la rédaction d’un chapitre unique dans le cadre du seul décret «Missions» par souci d’unicité de traitement juridique;

Par ailleurs, le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SeGEC) rappelle que le principe de neutralité ne trouve pas à s’appliquer dans l’enseignement catholique, de quelque cours dont il s’agisse, et notamment des cours de religion.

A cet égard, comme l’indique Axel De Backer, responsable du Collectif des Enseignants de Religions dans l'Enseignement Officiel (CEREO), les religions tiennent une place légitime dans la société, et offrent des ressources pour penser la citoyenneté. Il serait dommage de s’en priver dans l’enseignement».

Pour rappel, l’enseignement catholique s’est doté, comme le prévoit le décret d’un programme interdisciplinaire d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté, et ce tant pour l’enseignement fondamental que secondaire. Il s’agit effectivement d’un choix méthodologique différent de l’enseignement officiel, qui, quant à lui, a élaboré un programme disciplinaire (et non interdisciplinaire) de philosophie et de citoyenneté.

P.G.


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