Dans un
e déclaration publiée ce 28 mars, les évêques francophones se prononcent suite à la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité, à l’UCL.
"Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL", précise d'emblée le communiqué. Les évêques espèrent désormais que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société.
Pour leur part, les évêques rappellent qu'ils sont "opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie" mais également que, selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. "L’avortement peut être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal", précisent-ils.
Mais ils ajoutent que même si l’Eglise est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre la personne et l’acte. "L’Eglise comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement", conclut le communiqué.

