Chacun à leur manière, un philosophe et théologien, un prêtre et une future éducatrice ont témoigné au cours de cette journée de rentrée de la pastorale scolaire de l’enseignement fondamental.
Elle a pris le micro au moment où on ne l’attendait pas, juste avant la pause de midi. Le soleil dardait déjà de ses rayons le beau cadre champêtre du Collège Saint-Augustin de Gerpinnes mais les 300 participants ne pensaient pas encore à manger. Car ils ont bu les paroles de Mélissa…
Dans cette journée consacrée à la transmission, cette jeune fille de 20 ans a témoigné de son parcours, avec pudeur et franchise. Ce n’est pas la famille qui lui a transmis la foi, et pour cause : avec une mère dépressive et un père alcoolique, c’est ailleurs qu’elle a dû trouver ses ressources. Son merci va à une institutrice qui, au cours de religion, a dit à ses élèves : « Vous n’êtes jamais seuls ».
Une parole simple et vraie
La petite fille de 2ème primaire n’a jamais oublié cette parole, même si son parcours a encore été jalonné d’embûches. Placée en internat à 15 ans, elle découvre le groupe des « Chercheurs de Dieu » et revient vers sa foi qu’elle avait perdue. Aujourd’hui, elle fait des études d’éducatrice spécialisée, et c’est lors d’un camp des Chercheurs de Dieu qu’elle a rencontré Jimmy, qui pour elle est la preuve de l’amour de Dieu. Sa maman a elle aussi cheminé, retrouvant une nouvelle sérénité.
L’institutrice qui a permis à Mélissa de découvrir Dieu n’était sans doute pas dans la salle ce mardi à Gerpinnes. Mais les enseignants qui participaient à cette journée des groupes Pêche ont longuement applaudi le témoignage de la jeune fille. Par là, ils rendaient hommage à cette parole si simple et vraie, « Vous n’êtes jamais seuls », prononcée voici une bonne dizaine d’années par leur consoeur…
Aimer avec nos limites
De transmission, il avait donc été plus longuement question en début de matinée avec l’intervention du philosophe, théologien et écrivain Vincent Flamand. Le titre de sa causerie : « Faut-il faire boire quelqu’un qui n’a pas soif ? ». Sans parler directement du monde de l’école – il avait prévenu d’entrée de jeu son auditoire – Vincent Flamand a fait ce constat brutal : les gens n’ont plus soif du christianisme, car il n’est plus pour eux de l’ordre de la liberté mais fait au contraire penser une chape d’ennui...Or chacun a doublement soif : de liberté, certes, mais aussi de sécurité.
« Le grand drame, c’est qu’on a été persuadé qu’il fallait imiter le Christ, et qu’il fallait donc écarter tout désir et se sacrifier, ce qui était insupportable. » Or nous devons aimer avec nos limites, avoir soif sans être jugés, et aussi accepter l’imperfection chez les autres…
Vers la 20ème journée
Le chant est l’une des manières de donner aux plus jeunes le goût de Dieu. Dans chaque journée des groupes Pêche, on chante et ici c’est Danny-Pierre Hillewaert qui a été « maître chanteur »…Venu en voisin, le responsable de l’unité pastorale de Fleurus a « enchanté » les participants avec ses rimes simples mais participatives. Dans l'après-midi, les participants se sont répartis en une quinzaine d'ateliers.
La 19ème journée des groupes Pêche a vécu. André Ronflette et son équipe de la pastorale scolaire du fondamental préparent évidemment déjà la 20ème édition.
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