La messe des artistes à Herve: l’art, un appel à la vie


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La messe des artistes à Herve: l’art, un appel à la vie
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
3 min

Herve messe artistes 008Le Père Alain Slim a célébré la traditionnelle messe des artistes dans le cadre du Festival annuel du théâtre de rue de Herve. Une messe dominicale joyeuse, colorée, ouverte à toutes et tous. Un appel à la vie aux moyens des arts.

La messe de ce 28 août était sans aucun doute différente que d'habitude, en l’église Saint Jean-Baptiste de Herve. Et pour cause, c’était la 21ème édition du Festival de Théâtre de Rue dans la localité.

L'occasion rêvée pour le Père Slim de réunir une pléiade d'artistes, de les associer à la célébration qui, selon selon lui, a été « magique », petit clin d’œil car il est aussi magicien à ses heures. Lors de l’accueil, tout le monde était invité à porter un nez rouge de clown, gracieusement distribué à l'entrée ou un petit chapeau. L'église était décorée d'un chemin d'objets en rapport avec le théâtre, tout le long de la travée centrale, une réalisation de Francis Brandt, de Henri-Chapelle.

« Ne renoncez à rien ! »

Plusieurs intervenants se sont exprimés. Le premier, Patrick Donnay, comédien et directeur du Festival Vacances Théâtre de Stavelot, a lu un texte du comédien français François Morel, texte écrit au lendemain des attentas du 13 novembre à Paris, « Ne renoncez à rien ! ». Voir le lien. Le chanteur et ancien journaliste de la Dernière Heure, Eddy Barsky, a rendu hommage à Jean Vallée, disparu il y a deux ans et fidèle du festival hervien, en chantant « La vague ». Des jeunes de la commune se sont également exprimés, dont un jeune violoniste de 10 ans et un guitariste du même âge. Le chanteur du groupe Jesus Trip, Luc Mathues, responsable d'un groupe de cliniclowns était aussi au rendez-vous.

Herve messe artistes 020« Sortir de nos bulles »

Dans son homélie, le Père Slim a mis l'accent sur la nécessité de lutter contre la morosité engendrée par les événements actuels, de continuer à s'amuser, à rire. Comment ? En découvrant le monde des artistes, leurs différentes disciplines, en cherchant à les comprendre en les questionnant sur leur métier et leur art. Un vibrant parallèle avec la nécessité d'aller vers l'autre, apprendre à découvrir et à comprendre ses coutumes, ses façons de les exprimer, et entamer le dialogue, en ne restant pas cloîtrés dans nos croyances et nos préjugés. « Nous devons sortir de nos bulles, découvrir celles des autres ». La comédienne de rue italienne Sarah Amitrano a donné un aperçu de son spectacle de bulles de savon « La vita è bella » parfaite illustration de cette invitation.

Le père Slim a clôturé son homélie en insistant bien sur le fait que ce genre de célébration reste exceptionnelle, car « nous avons besoin de la liturgie classique de la Sainte Messe, de la Parole des Évangiles, de rester proches encore du Seigneur. Car nous avons aussi besoin de Lui pour nous guider, pour nous rassembler ». Après la cérémonie, Alain Slim a troqué ses habits de prêtre pour une tenue de baladin et s'est emparé de son orgue de barbarie pour, avec les fidèles et les festivaliers, circuler dans les rues de Herve en début d’après-midi dans la joie et la bonne humeur sous un soleil radieux !

CJ et PB (Photos : PB)

Retrouvez le texte intégral de François Morel en PDF: François Morel Ne renoncez à rien

Catégorie : Belgique

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