Non l'austérité ne peut pas porter atteinte à la dignité des êtres humains,
surtout des plus fragiles.
Depuis quelques semaines, toutes les mesures politiques vont dans le même sens: austérité et restrictions budgétaires. Que nos finances publiques soient bien gérées est une chose, mais réduire aveuglément tous les budgets en est une autre.
Ainsi, nous sommes outrés de constater les dégâts causés par les restrictions imposées aux établissements de défense sociale, tel celui de Paifve. La conséquence directe de ces restrictions est que les soins accordés aux patients souffrants de troubles psychiatriques seront supprimés faute de psychologues et d'intervenants sociaux.
Quand une société renonce à soigner ses malades, quand elle abandonne ses membres les plus fragiles, peut-elle encore se dire civilisée? C'est à notre capacité de solidarité et de fraternité que nous pouvons évaluer notre humanité.
Nous interpellons donc tous les responsables politiques de notre pays: votre rôle premier est de protéger les faibles. Parmi eux, il faut compter les personnes souffrant de maladie psychiatrique. Votre responsabilité est de leur octroyer les soins nécessaires et conformes à la dignité de tout être humain!
Baudouin CHARPENTIER
Vicaire épiscopal