Dans la peau des malvoyants


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Dans la peau des malvoyants
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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A Verviers, l’association "Œuvres des Aveugles de Verviers et régions" a tenu à rappeler les petites incivilités faciles à éviter pour quelqu’un sans déficience visuelle mais qui peuvent représenter de lourds obstacles, voire des dangers pour les malvoyants. A ce sujet, l’asbl dénonce également l’immobilisme des autorités de l'ancienne cité lainière.

L’asbl "Œuvres des Aveugles de Verviers et régions" défend les droits des malvoyants dans la région de Verviers. Leur action peut bien sûr être élargie à tout le pays car le combat des malvoyants commence dès la sensibilisation d’autrui à leur déficience. "Bien sûr, ce sont parfois des détails qui peuvent sembler futiles, mais qui représentent de réelles difficultés pour les personnes malvoyantes. C’est pourquoi on essaye de sensibiliser au mieux les citoyens", explique le président de l’association, Bruno Hiffe dans les colonnes de l’Avenir.

Petits détails, grand calvaire

A Verviers, comme partout ailleurs sans doute, les obstacles sont nombreux. Certains comportements peuvent rendre très désagréable la vie des personnes malvoyantes. Ces incivilités, détaille le président, "ce sont, par exemple, les conducteurs qui se garent sur le trottoir. Mais aussi les citoyens qui ne taillent pas correctement leur haie, qui empiète alors sur le chemin des piétons. Cela peut sembler dérisoire, mais, ces petits détails, mon épouse qui est malvoyante, les vit au quotidien." A côté de cela, il y a aussi les magasins qui prennent de plus en plus de liberté et s’étalent sur une partie du trottoir, fait remarquer Bruno Hiffe. La loi impose pourtant aux commerçants de "laisser un espace entre la vitrine et ces objets exposés. Nous nous sommes déjà plaints à plusieurs reprises auprès de la Ville. Mais elle ne fait qu’envoyer des rappels et n’ose pas donner des sanctions", regrette-t-il. Il a également écrit à la Ville pour demander qu’elle intervienne auprès des signaux sonores de certains feux de signalisation défectueux. Il déplore également le volume de cette signalisation, que la Ville a décidé de baisser sous la pression des riverains mécontents. "Il faudrait que les gens fassent l’exercice", propose-t-il. "Ils se rendront compte alors de la difficulté que cela représente… "

Dans l'ancienne cité lainière, comme ailleurs, si tout le monde pouvait respecter l’espace auquel il a droit, ce serait déjà un soulagement pour les personnes à déficience visuelle. Ne dit-on pas que "la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres"? A bon entendeur…

S.T. (avec l’Avenir)

Catégorie : Belgique

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