Le samedi 26 avril, le pape François a assuré le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk qu'il ferait "tout son possible" pour la paix en Ukraine.
Alors que les tensions entre la Russie et l'Ukraine s'accroissent, le pape a déclaré, à l'issue de l'audience qu'il a accordée au Premier ministre ukrainien, en lui offrant un stylo: "J'espère qu'avec ce stylo, vous écrirez la paix." "Je l'espère aussi", a répondu M. Arseni Iatseniouk, qui est de confession gréco-catholique. Aussitôt après, le pape ajouté qu'il ferait "tout son possible" pour la paix en Ukraine.
Après cet entretien qui a duré 18 minutes, le Premier ministre ukrainien a rencontré le chef de la diplomatie du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, comme le font toutes les délégations. Ensemble, ils ont plaidé pour une "collaboration constructive en vue du retour à la stabilité politique et sociale du pays, dans le contexte du droit international".
En raison des graves tensions dans l'Est de l'Ukraine, M. Arseni Iatseniouk a été obligé d'écourter son voyage à Rome et n'a donc pas pu participer à la messe de canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Quoi qu'il en soit, il a réussi à tirer de cette rencontre une forme de reconnaissance internationale qui lui sera sans doute utile à l'avenir.
La marge de manœuvre du Vatican est, quant à elle, très limitée. Le Saint-Siège est effectivement accusé par les pro-Russes de faire le jeu de l'Ukraine et par certains Ukrainiens d'être trop conciliant avec le Kremlin.
P. A. (avec La Croix et Radio Vatican)
