Ce mercredi 2 avril, les parlementaires votent, en principe, un projet de loi du sénateur Gérard Deprez visant à renforcer la lutte contre les prédateurs sexuels qui sévissent sur la toile. Désormais, l'adulte qui ment sur son identité pourra être sanctionné dès les premiers contacts qu'il établit avec des mineurs sur Internet.
La loi belge n'a pas toujours été au point pour protéger les enfants contre les cyber-prédateurs. Jusqu'à présent, il fallait attendre que ceux-ci passent à l'acte pour pouvoir les poursuivre. Désormais, le simple fait de mentir sur son âge, son identité ou sa qualité lors d'un contact établi avec un mineur sur Internet pourra être sanctionné. Telle est la principale nouveauté du projet de loi qui devrait être adopté, ce mercredi 2 avril, à la Chambre et qui prévoit un emprisonnement de trois mois à cinq ans pour toute personne majeure qui se livrerait à ce genre de manoeuvre. Une bonne nouvelle pour les enquêteurs qui pourront ainsi agir plus vite et plus tôt. Ils ne devront effectivement plus attendre qu'un crime ait été commis pour appréhender un suspect.
Certains spécialistes estiment toutefois que la loi pourrait aller plus loin. En France, par exemple, des policiers peuvent se faire passer pour des enfants sur Internet afin de débusquer des prédateurs sexuels. En Belgique, cette pratique est encore considérée comme de la provocation policière.
P. A.
