Chaque année lors de la fête de la Saint-Hubert, la basilique des Saints-Pierre-et-Paul à Saint-Hubert est noire de monde. Et c'est sans compter sur les centaines de personnes qui attendent la fin de l'office pour faire bénir leurs animaux sur le parvis de l'église.
La tradition est respectée depuis des siècles: la Saint-Hubert (le 3 novembre) est le jour de la bénédiction des animaux. Chiens, chevaux, mais aussi chats, rapaces ou animaux plus exotiques, sont présentés par leurs maîtres ou propriétaires pour recevoir la bénédiction sensée les protéger des avatars de la vie. Cette année, ces "fidèles compagnons" pouvaient même être bénis par Mgr Léonard en personne, après une messe solennelle célébrée en la basilique du XVIe siècle.
Histoire et légende d'Hubert
Né vers 657 dans une riche famille mérovingienne, Hubert succède à Lambert à l'épiscopat de Tongres-Maastricht. A sa mort en 727, son corps est inhumé en la collégiale Saint-Pierre de Liège ce qui, à l'époque, équivalait à une canonisation. En 825, le corps de Saint Hubert est transféré au monastère bénédictin d'Andage, commune qui adopte dès lors le nom du saint évêque. L'abbaye connut une expansion remarquable ainsi qu'un rayonnement culturel, économique et spirituel important dans toute l'Europe.
La légende rapporte qu'Hubert fut le témoin d'une bien étrange apparition, celle d'un grand cerf blanc portant entre ses bois une croix lumineuse. C'est aux côtés de celui-ci que le saint sera dorénavant représenté, et sera considéré comme le patron des animaux, des chasseurs, des bouchers et des forestiers.
SB
