La précédente Constitution égyptienne, ratifiée le 26 décembre 2012 par le président Morsi, avait instauré des restrictions légales afin de limiter le nombre de nouvelles églises construites dans le pays. Le comité chargé d'élaborer la nouvelle Constitution a décidé, le 27 octobre dernier, un relèvement de ces restrictions.
Dimanche 27 octobre, le comité chargé d'élaborer la nouvelle Constitution égyptienne a voté un relèvement des restrictions à la construction d'églises, instaurées l'an dernier par la précédente Constitution. Les chrétiens, qui représentent 10 à 15% de la population, devaient ainsi demander une autorisation présidentielle spéciale pour pouvoir bâtir ou rénover leurs lieux de culte.
En revanche, selon le journal "Al-Ahram", un autre amendement visant à permettre dans le pays une "absolue liberté religieuse" pour tous les citoyens, initialement approuvé, a finalement été mis de côté, suite à la pression de représentants de la mosquée d'Al-Azhar, principale autorité sunnite du pays, qui réclamait que celle-ci soit limitée aux trois grandes religions monothéistes.
Les articles relatifs aux questions religieuses ont été jusqu'ici les plus litigieux lors des travaux de la nouvelle Constitution. Ces négociations interviennent dans un contexte qui a vu aussi bien la répression des Frères musulmans par les militaires que l'attaque de nombreuses églises et commerces de chrétiens coptes par des islamistes.
(D'après La Vie)
