La CSC s’oppose à l’interdiction générale du port des signes religieux


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La CSC s’oppose à l’interdiction générale du port des signes religieux
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Travail-VoileSur l'épineuse question du port des signes religieux au travail, la CSC croît davantage aux vertus du dialogue qu'à celles d'une interdiction générale. Pour le syndicat chrétien, lorsque des problèmes se posent, une solution doit être trouvée en parlant avec les différentes communautés concernées.

Dans son communiqué, la CSC rappelle que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme garantit le droit à la liberté de religion ainsi que le droit de manifester sa religion, tant en public qu’en privé. Et que la limitation de ce droit et du port de signes religieux ne peut être envisagée que si la protection de la sûreté publique, de l’ordre public, de la santé, de la morale, des droits et des libertés d’autrui est remise en question. Autrement dit, il n'existe pas de liberté absolu en la matière.
La CSC reconnaît d'ailleurs que dans la pratique, il est parfois conseillé de prendre des dispositions concernant les consignes vestimentaires et les pratiques religieuses, la collaboration et la cohabitation entre différentes cultures et religions et les manières de les vivre au quotidien. Mais avant de prendre de telles dispositions, "il y a lieu d’engager systématiquement un dialogue (…), en fonction de chaque situation, avec les acteurs concernés sur le terrain, les communautés ou les groupes", explique le syndicat. Un dialogue qui repose sur un respect et un engagement mutuels. "Compte tenu du contexte, la concertation doit permettre de définir un cadre. Dans ce cadre, il faut rechercher des accords respectueux de toutes les convictions qui soient pratiques, créatifs et flexibles et qui puissent faire l’objet d’une évaluation", ajoute le communiqué.
Pour le Président de la CSC, Marc Leemans, "iI est évident que la société civile, constituée notamment de syndicats mais aussi d’institutions de soins, d’associations de parents, de patients, de mouvements de femmes … joue un rôle crucial dans ce débat sociétal important. C’est la raison pour laquelle nous devons continuer à débattre de ces questions difficiles sur le terrain."

A Bruxelles, l'ACV préfère la neutralité

Sur cette question, l'aile bruxelloise du syndicat ACV Services publics (pendant flamand de la CSC) a fait récemment valoir un autre point de vue. Dans le journal De Morgen, le secrétaire régional, Rudy De Coster, indiquait qu'un principe de neutralité était déjà en vigueur au sein de la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB), du port et d'Actiris. "Il est également interdit, pour les personnes qui travaillent aux guichets, de montrer leur préférence religieuse. Nous demandons surtout de la clarté, une politique conséquente afin d'éviter les discussions." Cette interdiction concernerait les 1.800 fonctionnaires régionaux.

P.G./CP

Catégorie : L'actu

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