Alep, une ville menacée par la famine


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Alep, une ville menacée par la famine
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Depuis une semaine, un embargo sur les denrées alimentaires et les marchandises prend à la gorge la population civile d’Alep, la deuxième ville de Syrie. Cette situation est imposée par les groupes rebelles qui contrôlent la zone nord-est de la ville. Ils menacent également d’interrompre l’approvisionnement en eau.

"La famine menace. Les gens ont peur. Ils sont réduits à la pauvreté et pleurent. Nous faisons tout notre possible afin d’aider les familles et les réfugiés", a déclaré à Fides le frère Bernard, l’un des cinq franciscains demeurés dans la ville au couvent Saint François. "Les quartiers chrétiens se trouvent exactement entre la zone contrôlée par l’armée et celle contrôlée par les groupes armés. L’arrêt des arrivées de denrées alimentaires est contraire à tout droit humanitaire de base. La population a même des difficultés à se procurer du pain."

Une crise humanitaire s'annonce
Les rebelles ont pris le contrôle de la route qui relie Alep à Hama, par laquelle transite la majeure partie des marchandises destinées à la ville. Dans la zone, de violents affrontements militaires ont eu lieu ces jours derniers. Entre temps, le ravitaillement alimentaire est faible et les prix ont connu une violente augmentation. Les légumes et autres produits végétaux sont introuvables parce qu’il est interdit aux agriculteurs d’entrer dans les quartiers ouest d’Alep. "A Alep, une crise humanitaire s’annonce en cas de poursuite du blocus" prévient le frère Bernard.

"Les belligérants doivent nous expliquer le motif des meurtres d’innocents et de la destruction des infrastructures civiles. Tout comme la raison d’une bataille dans les zones résidentielles de la ville. Un tel niveau de destruction ne s'est pas vu depuis des siècles", a indiqué à Fides, Muhammad M., musulman sunnite, enseignant à l’Université d’Alep.

Apic/Fides

Catégorie : International

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