Qu'est-ce que les mouvements de jeunesse ont à dire aux communautés chrétiennes? Et qu’attendent les Unités pastorales de ces mouvements qui occupent quelquefois des locaux de la Fabrique d’église et qui font peut-être encore appel à un aumônier ? Voilà deux questions au cœur de la soirée organisée le 3 mai dernier à Liège par le Service diocésain des Jeunes et à laquelle participait Mgr Jousten.
L’objectif de cette soirée était d’essayer d’aller plus loin dans la rencontre entre les mouvements et les paroisses, mais aussi d'approfondir ou renouveler les liens qui les unissent et de poursuivre le travail entrepris ça et là. Certes, les jeunes évoluent et le visage de l’Église n’est plus le même que par le passé pouvant donner l'impression de planètes différentes. Mais les mouvements de jeunesse "sont une vraie richesse pour le diocèse" fait remarquer Baudouin Charpentier, vicaire episcopal, en insistant sur la richesse de leur projet pédagogique, "véritable école de vie et de croissance".
Dialogue
Une chose est sûre, les participants ont apprécié de pouvoir dialoguer. Les fédérations des Scouts, des Guides et des Patros en ont profité pour présenter les animations proposées par leur mouvement respectif en respect avec les convictions de chacun. Ils ont rappelé également que des documents sont disponibles auprès des fédérations pour soutenir l’animation à la foi, la recherche de sens… et que des formations portent également cette préoccupation.
De son côté, le SDJ a fait état de l’outilthèque, accessible en ses locaux, et annoncé qu'une liste de personnes ressources pour les animateurs sera bientôt disponible. Elle a aussi mis en avant "La Marche des Jeunes" organisée chaque année et qui est une occasion pour les mouvements de participer à un beau rassemblement riche en rencontres et en découvertes.
Mieux encore, la soirée a aussi mis en exergue des pistes intéressantes de collaboration concernant la gestion des locaux par exemple.
Quid des aumôniers?
Présent à cette soirée, Mgr Jousten a insisté quant à lui pour que l’on réfléchisse à ce que l’on attendait de l’aumônier dans les mouvements. Car la disponibilité de ces derniers a fortement changé; et les attentes des mouvements, et des animateurs en particulier, ne sont plus les mêmes que jadis. Parfois les contacts existent; parfois, on ne se connaît plus…
C'est peut-être alors aux paroisses de prendre ou reprendre l’initiative, sans autre objectif que la seule rencontre avec les responsables adultes ou chefs d’unité des mouvements… "Le prêtre/curé ne peut/ne doit pas le faire seul", relève le vicaire épiscopal qui suggère qu'une personne assume cette mission au sein de l’Unité pastorale.
"Il faut oser prendre le temps d’en reparler localement si nous ne voulons pas définitivement nous couper de cet espace de vie et de construction offert aux jeunes", conclut Baudouin Charpentier. "Peut-être n’en naîtra-t-il rien. Peut-être serons-nous heureux d’avoir donné de nouvelles chances à une telle collaboration avec les mouvements de jeunes".
P.G.
