Le 20 mai dernier, les évêques catholiques du Nigeria ont apporté leur soutien à la proclamation de l’état d’urgence dans trois États du nord-est du pays, Borno, Yobe et Adamawa, pour faire face à la violence menée par les groupes islamistes. "Nous pensons que, face au caractère sérieux de cette crise, le président doit utiliser toutes les ressources et les opportunités disponibles afin de résoudre les tensions dans différentes zones du pays", a affirmé Mgr Ignatius Ayau Kaigama, archevêque de Jos et président de la Conférence épiscopale du Nigeria. Il a cependant ajouté que les mesures militaires à elles seules ne suffisent pas à résoudre la situation, mais qu’une implication responsable de la classe politique est nécessaire.
Les évêques nigérians se sont également exprimés sur l’amnistie en faveur des membres Boko Haram étudiée par le gouvernement. Celle-ci ne doit pas constituer un "aval à la criminalité", mais un acte d’équité et de justice, ont-ils insisté. "Une amnistie authentique doit offrir le pardon aux militants repentants et non pas amadouer les criminels et leurs sponsors afin de conserver le calme."
P. A. (avec Fides)
