La liberté religieuse de nouveau devant la Cour de Strasbourg


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La liberté religieuse de nouveau devant la Cour de Strasbourg
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

La Cour européenne des droits de l’homme, qui siège à Strasbourg, est en train d'examiner quatre recours dans lesquels est posée la question de la liberté religieuse.

Le journal "La Croix" rapporte que la La Cour européenne des droits de l’homme (CDEH) est en train d'examiner les recours de quatre ressortissantes britanniques qui estiment avoir été discriminées par leur employeur en raison de leur appartenance religieuse.
L'un des ces recours a été portée par Lilian Ladele, une protestante évangélique, officier d’état civil entre 1992 et 2009, qui refusa en mai 2007 de signer un avenant lui notifiant qu’elle devrait désormais célébrer des cérémonies de partenariat civil entre personnes homosexuelles. Licenciée pour non-respect de la politique de l’égalité et de la diversité de son employeur, elle contesta cette décision devant les juges britanniques mais fut déboutée.
Deux autres recours concernent une hôtesse de l’air et une infirmière qui ont été licenciées ou mutées pour avoir porté un crucifix visible autour du cou.

Questions épineuses

Est-il permis à un officier d’état civil de refuser le mariage, pourtant autorisé par la loi de son pays, à deux personnes homosexuelles ? Peut-on porter ostensiblement des signes religieux au travail ? Voilà les questions qu'ont donc à examiner la Cour de Strasbourg. Ses réponses pourraient rencontrer un écho important. Selon les termes que les juges emploieront, les arrêts pourraient être applicables dans les 47 États membres du Conseil de l’Europe…
Ce n’est pas la première fois que la CEDH examine de tels cas, relève le quotidien chrétien français qui rappelle qu'au fil de ses jugements, "la Cour n’a cessé de concevoir la liberté de religion comme un pilier d’une société démocratique." Preuve en est sa décision rendue en mars 2011, où elle avait estimé que la présence d’un crucifix dans une salle de classe ne violait pas le droit à une instruction neutre.

P.G. (avec La Croix)

Catégorie : L'actu

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