Le complexe métallurgique de La Oroya au Pérou est au centre d’une polémique. Selon un évêque péruvien, l’exploitation du site aurait causé une importante pollution. Comme le propriétaire est une firme américaine, le prélat en appelle au Congrès des Etats-Unis pour obtenir réparation.
Mgr Pedro Ricardo Barreto, archevêque de Huancayo et président du département « Justice et Solidarité » de la Conférence épiscopale latino-américaine (CELAM), a témoigné récemment à propos du site industriel de La Oroya au Pérou. Cette fonderie serait la cause d’une importante contamination de l’air, du sol et de l’eau de la ville de La Oroya. Pour le prélat péruvien, l’exploitant étant une firme américaine, le site appartient donc aux USA. Il appelle donc le Congrès des Etats-Unis à assurer la surveillance et à prendre des mesures correctives.
Pour Mgr Barreto. le Congrès américain peut avoir « un rôle vital et est en mesure del fournir un espoir en termes de solidarité avec le peuple du Pérou, en ce qui concerne le respect des normes environnementales et de contrôle, de manière à ce que les êtres humains puissent vivre dans la dignité et récupérer un environnement sain ».
Mgr Barreto a indiqué que le complexe minier est en fonction depuis 87 ans et qu’il est géré depuis 65 ans par des entreprises américaines. « Le Congrès des Etats-Unis a donc une responsabilité non pas légale mais éthique qui l’oblige à collaborer avec le gouvernement péruvien afin de demander des contrôles environnementaux ».
Agence Fides
