La tuerie de Liège continue de susciter des réactions de soutien et d’indignation bien compréhensibles. Beaucoup se recueillent sur les lieux du drame. Au moment où Noël arrive, avec tout le message de paix et d’amour que la naissance du Christ véhicule, des familles vont pleurer leurs morts, des blessés luttent pour vivre et tant d’autres doivent assimiler autant que faire se peut le traumatisme vécu. Il est donc important que des manifestations de soutien se fassent pour que ceux qui sont dans la détresse ne se sentent pas seuls, même si cela peut paraître dérisoire face au drame qu’ils traversent.
Ce qui apporte un peu de consolation, c’est que le pays entier partage la tristesse des victimes. Des hommages ont été rendus un peu partout et des minutes de silence ont permis à chacun de penser à ceux dont l’existence a basculé.
Ce vendredi ont lieu les funérailles du jeune Medhi, âgé de 15 ans, assassiné par le tueur fou. Une vie brisée en plein élan et une famille meurtrie à jamais. Elève au Collège Saint-Barthélémy de Liège, Medhi sera accompagné par ses camarades et les familles des étudiants. La direction a en effet décidé d’inviter les élèves et parents d’élèves qui le souhaitent à assister à la cérémonie des funérailles de rite islamique, en se rendant en cortège au cimetière. Dans les jours qui viennent, d’autres cérémonies se dérouleront, tout aussi empreintes de tristesse, de colère et d’incompréhension.
« Nous sommes aussi des parents »
Un message de condoléances est arrivé de la prison de Lantin. Quelques 350 détenus ont exprimé leur solidarité avec les victimes et leurs familles. Ce message peut surprendre, mais il ne faut pas oublier que derrière chaque prisonnier, quelle que soit sa faute, il y a un être humain aimé de Dieu. « Beaucoup d’entre nous ont aussi des enfants », mentionne la lettre envoyée par les détenus, avec l’aval de la direction. L’Abbé Xavier Lambrechts, responsable de l’aumônerie catholique de Lantin a rappelé que les horaires de visite au centre de détention coïncidaient avec l’heure du drame. Certains prisonniers auraient donc pu vivre aussi un drame.
Mardi 19 décembre, une semaine après la tragédie, une cérémonie d’hommage et de recueillement aura lieu à l’endroit même où s’est déroulée la tuerie. Ceux qui y ont assisté seront sans doute encore sous le choc et l'émotion. Puissent-ils trouver, grâce au soutien des anonymes qui les entoureront, un brin de réconfort !
JJD

