La pratique religieuse en Belgique est en nette diminution


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La pratique religieuse en Belgique est en nette diminution
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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Dans le dernier numéro du Courrier hebdomadaire du CRISP intitulé "Le fonctionnement de l'Église catholique dans un contexte de crise", Etienne Arcq et Caroline Sägesser donnent des chiffres très interpellants concernant la pratique religieuse dans notre pays. A titre d'exemple, le pourcentage de nouveau-nés baptisés est passé de 85,2% à 68,1% entre 1977 et 1996, soit une baisse relative de 20% en 20 ans. En 2007, il n'était plus que de 54,6%.

Selon les chercheurs du CRISP, le déclin de la pratique religieuse est plus marqué depuis les années 1960 et s'est accéléré durant les trente années où Godfried Danneels a été archevêque de Malines-Bruxelles. C'est ce qu'a constaté Caroline Sägesser en comparant les chiffres de 2007/2009 avec ceux de 1977 et 1996. En effet, de 1977 à 1996, le pourcentage de nouveau-nés baptisés est passé de 85,2% à 68,1%, soit une baisse relative de 20% sur 20 ans. En 2007, il n'était plus que 54,6%, soit une baisse relative de 20% également, mais sur une période de 11 ans.
Au niveau des mariages, plus de trois mariages civils sur quatre étaient suivis d'une cérémonie religieuse catholique en 1977; en 1996, la proportion n'était plus que d'un sur deux; et en 2007, ils n'étaient plus qu'un sur quatre.

Le pourcentage de funérailles religieuses est celui qui demeure le plus élevé, avec 58,4 cérémonies religieuses catholiques pour 100 décès. Cependant, précise la chercheuse, c'est le taux qui a le plus diminué dans la période récente. Alors que de 1977 à 1996, il n'avait diminué, en valeur relative, que de 7%, ces onze dernières années, il a diminué de 25%.

Quant à la pratique dominicale, elle est passée de 29,4% à 13,1% entre 1977 et 1996, soit une baisse relative de 55% en l'espace de deux décennies. Petite précision: le taux de pratiquants réguliers a baissé davantage que le taux de pratiquants occasionnels.

Les demandes de débaptisation en hausse

Caroline Sägesser fait aussi remarquer que les demandes de débaptisation sont en augmentation, même si le phénomène demeure marginal. La Fédération des amis de la morale laïque aurait reçu 70 demandes en 2008, 380 en 2009 et près de 1.700 en 2010. Le nombre total de demandes est inconnu, mais plus élevé: à la fin novembre 2010, on avait reçu plus d'un millier de dossiers dans l'archidiocèse de Malines-Bruxelles, 450 à Tournai, et une centaine à Namur, soit beaucoup plus que les années précédentes. L'augmentation des demandes doit être interprétée dans le contexte de la révélation durant l'année 2010 de nombreux actes d'abus sexuels commis par le clergé catholique à la suite à l'affaire Vangheluwe. Cependant, poursuit la chercheuse, la tendance à la hausse du nombre de débaptisations s'observe dans divers pays européens depuis l'élection de Benoît XVI. (CtB/PA)

"Le fonctionnement de l'Église catholique dans un contexte de crise", Courrier hebdomadaire du CRISP n°2112-2113. 12,40 euros, sur simple demande au 02/211.01.80 ou via www.crisp.be.


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