Lors de son rendez-vous avec les nouveaux évangélisateurs organisé le 16 octobre 2011 au Vatican, Benoît XVI a montré que la Parole de Dieu se trouve face à des "modes de penser et de vivre éloignés de la recherche de Dieu et de la vérité".
Cette rencontre avait "pour but de donner un signe de visibilité à la nouvelle évangélisation à travers les nouveaux évangélisateurs, de sorte que des mouvements et des communautés qui ne se connaissent pas forcément, d’importance diverse numériquement, vont pour la première fois se rencontrer au même endroit", a expliqué le Père Didier Duverne, collaborateur du président du dicastère, Mgr Rino Fisichella.
Des mouvements bien implantés, historiques, tels que la Communauté de l’Emmanuel ou le mouvement italien Communion et Libération ont ainsi rencontré d’autres réalités plus modestes et récentes, comme le Festival ’Annuncio’ pour la France, ainsi que les délégués de nombreuses conférences épiscopales. Des milliers de délégués et de fidèles engagés dans la nouvelle évangélisation sont venus d’Amérique, d’Europe, d’Australie, d’Inde ou des Philippines, pour échanger leurs expériences.
Intervenant lors de ce congrès promu par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, Benoît XVI a souligné que la Parole de Dieu était toujours vivante et "actualisée par l’Eglise". Mais aujourd’hui, elle est confrontée à "la fermeture et au rejet, à des façons de penser et de vivre qui sont loin de la recherche de Dieu et de la vérité". L’homme contemporain est souvent "éloigné de la recherche essentielle de la vie. On lui propose un bonheur éphémère, qui ne contente qu’un moment, mais laisse bien vite tristesse et insatisfaction", a poursuivi le pape.
Créé en 2010 et dirigé par Mgr Rino Fisichella, le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation offre "une aide particulière à l’Eglise dans sa mission, surtout dans les pays d’ancienne tradition chrétienne, qui semblent être devenus indifférents, voire hostiles à la Parole de Dieu", a expliqué Benoît XVI. "Jésus n’a pas racheté le monde avec de belles paroles ou des moyens ostentatoires, a rappelé le pape, mais par sa souffrance et sa mort".
Ce week-end avait lieu dans la perspective du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation (d’octobre 2012) . Mais avant cela aura lieu le deuxième grand projet du dicastère, à savoir la Mission métropole, qui concernera douze grandes villes européennes pendant le Carême 2012, (dont Bruxelles) afin de "donner un signe en commun d’une nouvelle évangélisation déjà en cours". La Mission métropole s’adresse aux baptisés "tièdes" dont on cherche à réveiller la foi en favorisant la prise de conscience d’une identité chrétienne forte et d’une appartenance à une communauté chrétienne qu’est l’Eglise. C'est une initiative complémentaire au "Parvis des Gentils" lancé par le Conseil pontifical de la culture, une manifestation qui "se veut comme une interface culturelle entre les catholiques et l’incroyance", précise le père Duverne.
L’Année de la foi
Lors de la messe conclusive du congrès sur la nouvelle évangélisation dans la basilique Saint-Pierre, le 16 octobre. Benoît XVI a annoncé l'inauguration d'une "Année de la foi", le 11 octobre 2012, jour du 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. Succédant à l’Année Saint-Paul et à l’Année du sacerdoce, cette initiative pourrait être liée aux 20 ans du catéchisme de l’Eglise catholique, dont le cardinal Joseph Ratzinger a été l’un des principaux promoteurs. Elle se conclura le 24 novembre 2013.
La foi est l’une des trois vertus théologales. La charité et l’espérance ont toutes deux donné lieu à la publication d’encycliques. "Deus Caritas Est" en décembre 2005 et "Spe Salvi" en novembre 2007.
Dans son homélie, devant plus de 8.500 acteurs de la nouvelle évangélisation, le pape a mis en évidence ce lien entre approfondissement de la foi et mission. Les enjeux de l’initiative sont de "rappeler la centralité et la beauté de la foi", ainsi que "l’exigence de la renforcer et de l’approfondir au niveau personnel et communautaire". Cela ne doit pas se faire dans une "perspective célébrative, mais plutôt missionnaire, dans la perspective justement de la mission ’ad gentes’ et de la nouvelle évangélisation", a expliqué Benoît XVI.
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