» Nous serons complices de leurs rêves »


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 » Nous serons complices de leurs rêves »
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Le 10 septembre 1971, fauché par une voiture, l'abbé Edouard Froidure décède. Depuis sa disparition, l'association qui s'était constituée en 1965 afin de continuer son immense travail, ne cesse de se développer. Actuellement, la Fédération Froidure regroupe une trentaine de maisons d'accueil et de guidance ainsi que les stations de plein air et les maisons des "Petits Riens", venant en aide à des milliers d'enfants et à plus de 500 adultes en Belgique. Mais qui était ce personnage d'exception?

Edouard Froidure était un organisateur hors pair et avait l'étoffe d'un héros. Ces qualités élogieuses étaient réunies en un seul homme qui a quitté ce monde il y a 40 ans. Effectivement, l'abbé Froidure s'est battu sur tous les fronts. Il a 15 ans quand il est confronté aux horreurs d'une guerre dans laquelle il s'engage comme artilleur. Des horreurs, oui, mais aussi et surtout la misère des plus faibles; cette misère qui le pousse, après guerre, à entrer dans la société Saint-Vincent de Paul. Et ce sont les jeunes qui deviennent particulièrement l'objet de son attention et de son action.

En 1931, il devient vicaire dans un quartier défavorisé de Bruxelles. Entouré d'enfants à qui il manque à peu près tout, l'abbé veut leur offrir un "ailleurs", ne serait-ce que pendant la durée des vacances. Les colonies de l'abbé Froidure sont nées; elles deviendront les fameuses stations de plein air du Parc Parmentier à Bruxelles où 4.000 enfants passent leurs vacances au "paradis".

Afin de mener au mieux sa mission auprès des plus démunis et financer ses projets caritatifs, l'abbé crée "Les Petits Riens". Sa démarche? Ramasser les encombrants chez les particuliers, les restaurer et les revendre. Ce sont des SDF qui s'occupent des transports en échange du gîte et du couvert. Cette organisation existe encore actuellement; elle a débuté en 1936.

1940, seconde guerre mondiale. Durant cette période, l'abbé Froidure va de nouveau faire preuve de son sens de l'organisation et d'une charité sans limite. De Nîmes, il rapatrie 140.000 jeunes militaires belges en traversant une France coupée en deux. Dans ses stations de plein air, il accueille, cache et nourrit des enfants juifs. Arrêté après dénonciation, torturé et déporté en Allemagne, il se retrouve au camp de Dachau où, par choix, il rejoint le baraquement des prisonniers contagieux croupissant dans la misère et dans l'oubli.

Après la guerre, bardé de médailles, l'infatigable bienfaiteur repart en croisade pour ses petits protégés. Il ouvre des maisons d'accueil et fonde les "Villages S.O.S." pour des enfants qui lui sont envoyés par les juges de la jeunesse.

Mondialement reconnu, l'abbé Froidure a sans cesse clamé son refus catégorique de la misère et demandé, encore et encore, l'aide expresse de toutes les personnes de bonne volonté. Aujourd'hui, c'est sa Fédération qui prend le relais afin de continuer son œuvre bienfaisante. L'association est aujourd'hui à la recherche d'employés. Vous pouvez contacter la Fédération Abbé Froidure au 02. 771 08 10.

Sylviane Bigaré

A lire dans le journal Dimanche du 10/7 un article plus complet sur l'abbé Froidure.

Catégorie : L'actu

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