39 évêques en charge des différents diocèses maronites répartis aux quatre coins du monde sont en conclave depuis mercredi 9 mars au siège patriarcal de Bkerké, près de Beyrouth, pour élire un nouveau patriarche d’Antioche des maronites. Il prendra la succession du cardinal libanais Nasrallah Pierre Sfeir, dont la démission comme patriarche a été acceptée fin février par le pape Benoît XVI.
Les Libanais, dans leur grande majorité, considèrent que le résultat du scrutin sera déterminant pour l’avenir de leur pays, en reconnaissant que le patriarche Sfeir a joué un rôle essentiel dans l’histoire du "pays des cèdres" au cours de ces vingt dernières années.
Le cardinal Sfeir fêtera ses 91 ans le 15 mai prochain. Il a été un "phare" durant les 15 années de guerre civile qui ont ensanglanté le Liban, relèvent ses partisans. Son hostilité à l’ingérence syrienne dans les affaires libanaises lui a valu des inimitiés dans les milieux prosyriens.
Le collège électoral qui doit élire le futur patriarche est formé de 41 évêques, mais deux d’entre eux, sont absents pour cause de santé. Le collège électoral est donc réduit à 39 évêques, dont les deux tiers ont dépassé les 70 ans. L’élection doit se faire aux deux tiers des suffrages. A raison de quatre votes par jour, des sources estiment qu’un nouveau patriarche sera élu dans un délai d’une semaine au plus. Les votes sont secrets et les bulletins détruits après la publication des résultats de chaque tour de scrutin.
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