De l’or brun contre l’or noir en Amazonie.


Partager
De l’or brun contre l’or noir en Amazonie.
Par Barbara Gensale
Publié le - Modifié le
2 min

 

 

L’Amazonie, une terre de richesses, qui mobilise la convoitise de beaucoup. Pendant que certains désirent la spolier pour engranger des bénéfices colossaux d’autres rêvent de la préserver pour assurer la pérennité de sa biodiversité. Depuis douze ans, l’association des femmes amazoniennes Waorani de l’Amazonie équatorienne (AMWAE) a choisi son combat. Celle-ci compte plus de 260 membres qui vivent sur trois provinces amazoniennes : Pastaza, Orellana et Napo. Les Waorani veulent protéger les savoirs et les connaissances acquises par leurs ancêtres qui vivaient en harmonie avec la forêt. Mais depuis l’arrivée de certains individus issus de provinces déjà exploitées pour le pétrole qu’elles contiennent, la population indigène a subi de graves violences, leur droit à vivre comme leurs aïeuls a été bafoué. Les femmes Waorani ont fait un grave constat : leurs propres époux commençaient à déposséder la forêt de la vie qu’elle contient. Ceux-ci chassaient les animaux sylvestres pour les commercialiser et ainsi se procurer un revenu. Or cette chasse ne servait jadis qu’à nourrir les membres de la famille. ANWAE a donc proposé des alternatives : une production durable de cacao bio et d’objets artisanaux. L’élaboration de chocolat bio produit dans le Yasuni a rencontré un vif succès, l’association possède sa propre marque qu’elle commercialise sur le marché national. Chaque famille partenaire reçoit 150 plantes de cacao dont elles assurent la croissance et la récolte ce qui leur assure un revenu. En 2015, ANWAE a reçu le prix Equatorial des Nations Unies pour son action et sa production. Voilà une belle façon de mettre en lumière ces femmes qui malgré les nombreuses pressions subies mènent chaque bataille de front.

Catégorie : Tiers monde

Dans la même catégorie