Aide à l’Église en détresse : record de dons à l’échelle internationale


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Aide à l’Église en détresse : record de dons à l’échelle internationale
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
3 min

Thank you AED

Pour la première fois depuis sa fondation, « L’Aide à l’Église en détresse » (AED) a dépassé en 2014 le seuil des 100 millions d’euros de dons annuels. Les 105 millions d’euros récoltés financeront les nombreux projets menés à travers le monde. Comme la fondation pontificale l’a communiqué dans son rapport annuel, les dons ont augmenté de 17 millions d’euros par rapport à 2013.

Ces fonds ont permis de soutenir l’année dernière 5 614 projets pastoraux dans 145 pays. Cet appui a notamment bénéficié à la formation de 9 669 séminaristes dans le monde entier, ce qui signifie que l’œuvre a pu encourager un séminariste sur douze. 9 790 religieuses ont bénéficié d’aides à la subsistance et à la formation. Les prêtres du monde entier ont reçu 1 219 063 intentions de messe et ainsi pu célébrer en moyenne toutes les 26 secondes une sainte messe pour les requêtes des bienfaiteurs de l’AED. Par ailleurs, 1 508 aides à la construction ont été allouées pour des églises, des presbytères, des séminaires, des centres de catéchèse ou d’autres bâtiments de l’Église. Le travail pastoral des prêtres, des religieuses et des catéchètes dans les régions isolées et vastes a pu être facilité à travers l’acquisition de 488 automobiles et de 320 motos et bicyclettes. En outre, plus de 1,4 million de livres religieux (bibles pour les enfants, catéchismes et autres) ont été distribués, tandis que l’apostolat à travers les médias, assuré par des chaînes catholiques de télévision et de radiodiffusion, a été encouragé dans le monde entier.

Principaux bénéficiaires

Enfant au LibanEn 2014, l’un des accents majeurs de l’aide portait sur le soutien aux pays du Proche et du Moyen-Orient, où, notamment en Irak et en Syrie, des centaines de milliers de personnes fuient la guerre et la progression du groupe terroriste de l’État islamique. Les fonds alloués à cette région s’élevaient à 13 % du budget global des projets. Ainsi, dans les villes irakiennes d’Arbil et de Dahuk, 2 millions d’euros ont permis d’édifier huit établissements scolaires catholiques sous forme de constructions préfabriquées, qui assurent la scolarisation des enfants des réfugiés.

Aux Philippines, qui se sont vus attribuer presque 1,9 millions d’euros et occupent ainsi le septième rang parmi les pays les plus fortement encouragés, l’accent a été mis sur la reconstruction d’édifices religieux détruits en novembre 2013 par le typhon Haiyan, considéré comme le cyclone le plus dévastateur de mémoire d’homme.

En Amérique latine qui reste toujours le plus grand continent catholique, l’Église est confrontée à un renforcement de sectes. Ici, l’AED contribue surtout à renforcer la catéchèse et à initier de nouvelles paroisses dans les villes qui croissent rapidement.

Un tiers des aides accordées par l’AED a été alloué en 2014 à des projets en Afrique, où l’Église encore jeune affiche d’une part une croissance dynamique, mais souffre d’autre part d’une très grande pauvreté et d’une absence d’infrastructures. Viennent s’y ajouter les guerres civiles et l’avancée du groupe terroriste Boko Haram au Nigéria et dans les pays voisins, par exemple au nord du Cameroun, où la progression de l’État islamique en Libye.

En Europe de l’Est, l’accent a été mis sur l’Ukraine et la Russie. Mais les pays balkaniques aussi ont encore besoin d’aide pour venir à bout des conséquences de la dernière guerre. L’AED a donc soutenu notamment la construction du centre pour la jeunesse « St Jean-Paul II » dans l’archidiocèse de Sarajevo, en accordant au total un demi-million d’euros, censé contribuer ainsi de manière essentielle à la paix et à la réconciliation.

(cp)

Photos: (c)Aide à l'Eglise en Détresse


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