Pour les CPAS, la part consacrée aux maisons de repos et de soins augmente chaque année. Elle représentait l'année dernière plus de la moitié du budget annuel total.
Depuis le début de cette année, les CPAS font face à un afflux de personnes exclues du chômage. Mais ce n'est pas le seul défi qu'ils doivent relever. Le vieillissement de la population a également un impact important sur leur budget. Les Centres publics d'action sociale. Ils compriment leurs dépenses (-9% entre 2013 et 2014 en Région wallonne), mais continuent à investir dans des maisons de repos et de soins. La part des investissements consacrée aux Maisons de repos et de soins (les MRS) se montait l’an dernier à 58% en Région wallonne, contre 51 en 2012. La société Belfius, qui a analysé la plupart des budgets des CPAS pour 2014, constate que le phénomène a débuté il y a déjà plusieurs années, et ce pour les trois régions du pays. A Bruxelles, par exemple, les MRS représentent en moyenne 42% du budget.
Aide à la pauvreté
L’octroi d’un revenu d’intégration a représenté près d’un quart des dépenses ordinaires de 2013 et 2014. Cette année, on sait déjà qu'il repartira encore à la hausse avec l’exclusion des chômeurs de longue durée, et la dégressivité dans le temps des allocations de chômage. Ces dépenses sont remboursées partiellement par l'autorité fédérale – 69% en moyenne en Wallonie, ce qui laisse une pression croissante sur les déficits des CPAS, qui doivent être comblés par la dotation communale" – autrement dit, par les habitants des communes.
MVL (d'après L'Avenir)
