Bruxelles : assises du catéchuménat


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Bruxelles : assises du catéchuménat
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Près de soixante accompagnateurs de catéchumènes se sont retrouvés à l'invitation de Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles, pour une matinée de ressourcement le samedi 8 juin. Ces assises du catéchuménat se sont penchées sur le thème « Témoigner de sa foi aujourd'hui? Une expérience à vivre ensemble, à la suite et avec le Christ ». Comment accompagner, initier à la foi et à la vie chrétienne ceux qui frappent à la porte ? L'équipe du catéchuménat de Tournai, composée d'Anne Tilmanne, Sigrun Gross et Christine Merckaert, est venue partager son expérience, et guider la réflexion autour des questions importantes comme témoigner de sa foi, avoir une parole en 'je', mais aussi relier sa foi à la foi de l'Eglise, et rebondir quand les questions des catéchumènes mettent mal à l'aise. La méditation de l'évangile de la visitation (Luc 2) a recentrés les participants sur l'essentiel d'un accompagnement: Et si c'est Dieu qui vient à moi? Il ne s'agit peut-être pas d'abord de témoigner de sa foi personnelle, mais de se mettre ensemble, l'un avec l'autre, à l'écoute de la Parole de Dieu. Chercher l'un et l'autre les mots de la foi comme une réponse personnelle à Dieu, mûrie ensemble. La foi comme chemin relationnel d'humanisation L’équipe de Tournai a livré quelques points clés pour accompagner, mais aussi initier à la foi et à la vie chrétienne ceux qui frappent à la porte. D’abord, il s’agit d’écouter la manière dont la Parole de Dieu résonne déjà, même s'ils n'en sont pas conscients, dans leur existence, dans les questions qu'ils se posent au moment où ils arrivent. Ensuite, il faut faire retentir la Parole de Dieu aux oreilles d'un futur baptisé et susciter en retour un écho mais aussi favoriser l'émergence d'un sujet croyant et non fabriquer des chrétiens conformes. Pour l'équipe du catéchuménat de Tournai, il importe de voir la foi non comme une réponse à donner mais comme un chemin relationnel d'humanisation. Par ailleurs, proposer des liturgies simples, pas forcément des eucharisties, tout au long du cheminement fait partie de la démarche. Les étapes du rituel, des liturgies de la parole, des temps de prière soignés… ce sont autant d'occasions données pour vivre une rencontre avec le Seigneur, et reconnaître son action dans notre vie. « Vivre de tels moments, ça fait du bien », dit un catéchumène, « mais l'important est de relire ensemble ce que chacun a vécu, entendu, vu. Nous apprenons ainsi à reconnaitre la présence du Seigneur, à partager les mots de la foi, à relier les mots de notre foi personnelle à la foi de l'Eglise ». De plus, cela permet de passer de la liturgie 'phare' de la Vigie Pascale, fortement chargée émotionnellement, à des liturgies plus ordinaires, mais tout autant nécessaires pour durer dans la vie chrétienne. Transmettre la joie de croire, telle est la visée de la pastorale du catéchuménat, avec sa catéchèse sans parcours préétabli qui invite, dans l'échange noué, à se laisser bousculer par l'autre, et son souci de vivre une expérience chrétienne et de célébrer ensemble. A l'heure où Bruxelles lance un chantier pour penser la catéchèse à frais nouveaux, en s'inspirant du modèle catéchuménal, ces pistes ont retenu toute notre attention. Après cette belle réflexion, les accompagnateurs se sont mis en groupes de partage. Ils ont pu rebondir sur les pistes évoquées et les enrichir de leurs propres expériences… et de leurs questions ! Enfin, le trio de Tournai a exposé la manière dont se vivent les étapes rituelles vers le baptême, de la rencontre avec l’évêque jusqu’au dimanche de la Pentecôte, où les nouveaux baptisés rendent – symboliquement – leur écharpe blanche. Mgr Kockerols a encouragé les accompagnateurs dans leur belle mission, et a posé quelques questions qui méritent d’être étudiées par les responsables du catéchuménat. On notera l’ambiance chaleureuse, tout au long de cette matinée fort enrichissante. Diane de Talhouët


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