La traditionnelle Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier 2013, aura lieu cette année sur un thème proposé par des chrétiens de l'Inde : "Que nous demande le Seigneur ? Dans la justice et la bonté, marcher avec Lui" (Michée 6, 6-8).
C’est en effet l’Inde qui a été choisie cette année par le Conseil œcuménique des Églises (COE) et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens pour préparer des méditatiosn quotidiennes de cette semaine. Avec l'organisation d'une Semaine de prière pour l'unité, de nombreux chrétiens prennent conscience qu'il existe des manières très diverses d'adorer Dieu. Célébrée traditionnellement du 18 au 25 janvier (dans l'hémisphère nord) ou à la Pentecôte (dans l'hémisphère sud), la Semaine de prière s'intègre dans la vie des paroisses du monde entier: on procède à des échanges de chaires et on organise des cultes oecuméniques spéciaux. Le thème de cette année, qui s’inspire d’un passage du prophète Michée (6, 6-8), a été préparé par des jeunes du Mouvement étudiant chrétien d’Inde, en collaboration avec d’autres organisations chrétiennes.
Avec les Dalits, de l’Inde et de l’Europe
L’image de la marche "avec les Dalits" a été choisie comme fil conducteur des huit jours de prière : marcher avec le corps brisé du Christ, vers la liberté, au-delà des barrières, dans la solidarité, marcher en célébrant.
Le contexte indien des Dalits – « intouchables » – victimes d'injustice, "marginalisés socialement, sous-représentés politiquement, exploités économiquement et asservis culturellement", dans le pays et même dans l’Église, a servi de base à une réflexion sur l'unité.
En l'occurence, « comme les chrétiens indiens devraient rejeter les divisions entre castes de même que les chrétiens du monde devraient refuser d’être divisés entre eux : « Le Christ est-il divisé ? » (1 Co 1,13). ». Si pour les Dalits, le démantèlement du système des castes et de la valorisation de la contribution des plus pauvres des pauvres à l’unité est inséparable de la recherche de l’unité visible, il en va de même pour l’Eglise : la recherche de l’unité visible ne peut être dissociée de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, dont sont victimes les « Dalits » de l’Europe, migrants, réfugiés, sans papiers, Roms et autres populations rejetées, jusqu’aux plus pauvres, sans domicile fixe, personnes âgées et isolées de nos villes et nos quartiers.
BL avec Zenit
