Grand entretien – Isabelle Losseau et Jacques Delcourt « Combien de pauvres au Parlement ? Aucun ! »


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Grand entretien – Isabelle Losseau et Jacques Delcourt « Combien de pauvres au Parlement ? Aucun ! »
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

La pauvreté, tout le monde en parle. Entre mesures d’urgence et aide ponctuelle, il est parfois difficile de faire évoluer la situation sur le long terme. Action Vivre Ensemble, association d’éducation permanente, a proposé à dix personnes de réfléchir à la question. Alors que le fruit de leur travail vient d’être publié, en voici les grandes orientations.

"Changer de pansement ou penser le changement?" Derrière cette interrogation en forme de contrepèterie, un sujet grave qu’Action Vivre Ensemble aborde dans une brochure d’une cinquantaine de pages: la pauvreté. Ou plutôt les pauvretés, tant ce fléau est multi-facettes et pas seulement lié au manque d’argent. Cette étude est le résultat d’un travail collectif qui a réuni un groupe de dix personnes. Parmi elles, Isabelle Sény-Losseau et Jacques Delcourt. La première est à la fois participante d’une équipe locale d’Entraide et Fraternité, Vivre Ensemble, et responsable de l’équipe Diaconie dans l’unité pastorale de Thuin. Le second est diacre permanent, conseiller au CPAS de Durbuy pendant 24 ans et aussi membre de l’équipe diaconie de son secteur. "Une grosse partie de ma vie a été marquée par le service des plus démunis", résume-t-il.

Quelles sont les conclusions que vous aimeriez tirer de votre travail?

Isabelle Sény-Losseau (IL): Je dirais que pour lutter contre la pauvreté, il faut travailler dans l’urgence, mais qu’il est aussi indispensable de réfléchir à long terme.
Jacques Delcourt (JD): Avant, les CPAS s’appelaient Centres publics d’Aide Sociale. Aujourd’hui, ils sont, devenus Centres publics d’Action Sociale, avec l’idée de vouloir reconstruire les personnes pour les remettre dans un tissu social où ils seront acceptés comme Monsieur et Madame Tout-le-monde… Nous aimerions que nos réflexions puissent provoquer des actions sur le long terme. Pas seulement une aide urgente, pas seulement distribuer un colis alimentaire, mais aussi comment faire en sorte que les gens puissent se débrouiller. Nous sommes aussi fort marqués par l’encyclique Laudato si’ qui n’est pas seulement une encyclique écologique comme le disent beaucoup de personnes, mais aussi une encyclique sociale. Les deux sont mélangés. Le pape François souhaite et encourage une action pérenne sur le terrain. Nous aussi.

Recueilli par Anne-Françoise de BEAUDRAP

Catégorie : Belgique

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