Le décret relatif aux nouveaux rythmes scolaires, approuvé par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles le 30 mars dernier, est d’application dès la rentrée scolaire 2022-2023. Une réforme importante, mais pour qui et pour quoi?

Calendrier de l'Enseignement obligatoire 2022-2023
La réforme s’applique aux élèves fréquentant tous les types et toutes les formes de l’enseignement obligatoire soit à partir de la 3ème année de l’enseignement maternelle jusqu’à la dernière année de l’enseignement secondaire ainsi que l’enseignement de promotion sociale (secondaire et supérieur) et l’enseignement artistique à horaire réduit.
Elle ne s’applique pas aux élèves fréquentant les écoles des régions néerlandophone et germanophone du pays ou l’enseignement supérieur (hautes écoles, écoles supérieures des arts, universités et internats du supérieur).
La modification des rythmes scolaires est à mettre en lien avec la mise en œuvre du Pacte pour un Enseignement d’Excellence. Elle vise à diminuer le décrochage scolaire relevé par les acteurs de terrain après les deux mois de vacances d’été, une interruption aussi longue étant préjudiciable aux apprentissages. C’est le constat des professionnels de l’enseignement dont l’avis est soutenu par les pédiatres et chrono biologistes.
Impacts dans les écoles
L’année scolaire débutera le dernier lundi du mois d’août pour se terminer le premier vendredi du mois de juillet. La réforme visant à rééquilibrer le temps passé à l’école (182 jours) et le temps de congés, l’année scolaire se découpera en une alternance de sept semaines de cours (six au minimum et huit au maximum) et de deux semaines de congé en conservant quatorze semaines de vacances réparties sur toute l’année. Ce découpage pourrait entrainer des modifications en matière d’évaluations des savoirs: évaluation continue, par module ou autres, maintien des secondes sessions. Le débat reste ouvert d’autant que la réforme s’accompagne aussi d’une révision progressive du nombre de jours dits "blancs". Ce qui ne va pas sans poser question aux équipes pédagogiques des établissements de notre réseau pour qui le temps consacré aux élèves lors des conseils de classe est tout sauf du temps perdu.
Une réforme qui, en tout cas, ne laisse pas indifférent…
Marie-Flore MONTRIEUX,
déléguée épiscopale pour l’enseignement
