Ce 1er janvier, à l’invitation de la communauté Sant’Egidio, plusieurs responsables religieux se sont rencontrés à l’occasion de la « journée mondiale de la paix ». Tous ont invité chacun à se mettre concrètement au service d’un monde plus fraternel
C’est en 1968 que l’Eglise décida d’instituer le 1er janvier « journée mondiale de la paix ». Une initiative à laquelle la communauté Sant’Egidio s’unit de près chaque année en organisant des « marches pour la paix ». Liège est l’une des villes qui accueillent habituellement l’événement. Bien emmitouflés, les marcheurs arborent alors des panneaux portant le nom de pays en guerre, et écoutent quelques intervenants venus faire résonner des paroles inspirantes.
Pas de marche, cette année. Mais la paix demeure un défi. Sant’Egidio a donc décidé de s’adapter. Ce 1er janvier après-midi, c’est dans la cour du Séminaire de Liège qu’une rencontre s’est tenue. « Nous vivons un changement d’époque », a annoncé François Delooz, responsable de Sant’Egidio à Liège. « Alors que nous connaissons, pendant cette pandémie, un temps suspendu, il y a un temps nouveau à chercher ».
L’évêque de Liège prit ensuite la parole. Mgr Delville entra en résonnance avec les paroles du pape François, qui a voulu défendre, en cette journée mondiale de la paix, « la culture du soin, comme parcours de paix ». L’évêque a invité chacun à s’inspirer de Jésus « qui s’approchait des malades par le corps et par l’esprit et qui les guérissait ». « Je vous engage à être des artisans de paix en 2021 et à vous engager avec confiance dans cette culture du soin mutuel, comme parcours de paix et comme source de joie pour chacun d’entre vous et pour toute l’humanité ! »
Comme chaque année, la rencontre se voulait interreligieuse. Après l’évêque de Liège, c’est le rabbin de la même ville qui prit la parole. Joshuah Nejman n’a pas caché sa difficulté à évoquer les souffrances de l’année écoulée. « Mais je trouve qu’il y a un message », a-t-il insisté. « Ce message, que l’on trouve aussi dans la Bible, c’est la vie avant toute chose ! La mort existe, oui, mais la vie est là. Et il faut soutenir toutes les initiatives qui peuvent mener à cette vie. »
Franck Hensch, imam de Verviers, a clôturé les prises de parole. « Une année, finalement, c’est un ensemble de jours qui ne prend sens qu’à travers nos actes. C’est nous qui donnons vie à cette année, qui lui donnerons un sens particulier. » L’homme n’a pas manqué de signaler aussi tout ce qui se faisait déjà. « On s’arrête toujours sur le train qui est en retard, et jamais sur celui qui est à l’heure. Mais ici, dans nos différentes communautés, nous vivons des relations quotidiennes de fraternité. Qui font de nous des acteurs et des actrices de la paix. »
Filmée, la rencontre peut être visionnée sur Youtube.
