A l’occasion de la Fête nationale belge, le Roi Philippe a livré un des discours les plus forts et les plus engagés de ces dernières années. Il s'est exprimé sans détours sur les conflits mondiaux, les crises humanitaires et les blocages politiques.
Le Roi Philippe a débuté son intervention en soulignant la fragilisation du droit international, rappelant que lorsque celui-ci est bafoué, "le monde entier est perdant. On laisse libre cours à l’instabilité et à la violence". Face à "une recrudescence de conflits, que l’on croyait appartenir à une époque révolue", le Roi a salué le positionnement de l’Europe qui continue de faire "le choix de la coopération et non de la confrontation." Le Souverain invite l’Europe à "s'imposer comme un rempart et une alternative fiable au rapport de force brutal dont nous sommes les témoins aujourd’hui."
Gaza et Ukraine: un plaidoyer pour la dignité humanitaire
Le Roi évoque des témoignages qui l'ont bouleversé de deux pères de famille, l’un palestinien, l’autre israélien, unis dans le chagrin d’avoir perdu un enfant dans les conflits. Ces hommes, a souligné le Roi, "ont renoncé à tout esprit de vengeance et choisi de porter un message de paix. Une paix qui allégerait leur souffrance."
Le ton s’est fait plus ferme lorsqu’il a dénoncé la situation humanitaire à Gaza: "Des innocents meurent de faim et tombent sous les bombes, étouffés dans leur enclave. La situation actuelle n’a que trop duré. Elle est une honte pour l’humanité toute entière."
Je joins ma voix à tous ceux qui dénoncent les graves dérives humanitaires à Gaza.
À propos de l’Ukraine, il a salué la résistance d’un peuple qui lutte "avec un courage remarquable" et a insisté sur la nécessité de continuer à le soutenir.
Un appel à la responsabilité politique en Belgique
Le Roi n’a pas oublié les préoccupations internes à la Belgique qui ont "un impact direct sur les citoyens". Il a pointé l’urgence de sortir de l’impasse politique à Bruxelles: "il est urgent qu’un nouveau gouvernement se mette enfin au travail." Le Souverain conclut sur une note d’espérance. Il invite à célébrer cette fête nationale "(…) pour nous rappeler qui nous sommes – et ce que nous pouvons réaliser ensemble, en tant que Belges et en tant qu'Européens."
