Bulle de 5, courses à deux, masque de rigueur


Partager
Bulle de 5, courses à deux, masque de rigueur
Par Nancy Goethals
Publié le
4 min

Les églises attendent encore le feu vert pour ouvrir à 200 personnes (c) Cathobel

La population oscille entre soulagement et découragement face aux nouvelles mesures édictées par le Conseil National de Sécurité (CNS) pour enrayer la propagation de la Covid-19. Les dates d'entrée en vigueur des mesures étant différentes et soumises aux aléas de la situation, soyons vigilants!

Pour chiner les meilleures affaires et soutenir les commerçants, à partir du 24 août, les courses pourront se faire à deux et sans limite de temps. Cette bonne nouvelle est cependant contrebalancée par le maintien de la bulle de cinq personnes jusqu'au 30 septembre.

Le CNS a décidé de maintenir la bulle de cinq malgré les réticences de la population. Même des professionnels de la santé n'y sont pas favorables car ils craignent (et relèvent déjà) des effets collatéraux au déficit de rencontres. Mais le CNS reste ferme: il faut éviter de multiplier les contacts sociaux rapprochés. C'est pourquoi "cette bulle reste en vigueur jusqu’au 30 septembre au moins. Par contre les réceptions après les funérailles pourront accueillir 50 proches pour les réceptions. Les règles restent inchangées pour les mariages" expliquait ce jeudi Sophie Wilmès.

Les rassemblements de dix personnes sont et restent autorisés avec des personnes extérieures à la bulle, à condition de respecter les règles de distanciation physique.

La population ressent une certaine incohérence dans les mesures et un besoin de plus de liberté. Le CNS en est bien conscient. Sophie Wilmès a donc chargé le Celeval, le groupe d’experts fédéraux, de travailler sur des mesures stables pour permettre les contacts sociaux. Toutefois, jusqu'au premier septembre, les événements à l'intérieur restent limités à 100 personnes et 200 personnes pour les événements à l'extérieur. Le port du masque reste impératif.

Reprise de l’école

La rentrée scolaire se fera bien, à temps plein, pour tous les élèves et à tous les niveaux d'enseignement. Le code jaune (vigilance accrue et mesures de sécurité plus strictes que d'habitude) sera de mise et les élèves de plus de 12 ans devront porter le masque. Si les cours seront bien dispensés, toutes les activités ne pourront être maintenues dans le secondaire. En cas d'épidémie dans une école, les autorités communales concernées pourront changer la couleur du code et donc faire adapter les horaires et les mesures.

Du changement pour les messes?

"La lassitude gagne la population car les mesures arrivent au compte-goutte", relève le père Tommy Scholtès, porte-parole des évêques. Il espère bien pouvoir ré-ouvrir les (grandes) églises à de plus vastes assemblées mais il attend la confirmation de l'arrêté ministériel. En effet, pour les événements culturels, religieux et sportifs, on reviendrait à un nombre de 200 personnes maximum en intérieur et 400 en extérieur. Et toujours, le masque de rigueur.

Retour de vacances à surveiller

Sophie Wilmès a rappelé que les vacanciers revenant de l'étranger doivent se plier aux règles. "Je rappelle que depuis le premier août, toutes les personnes arrivant sur notre territoire après un séjour à l'étranger de plus de 48 heures, doit remplir le 'passenger locater form'. Le but est de savoir où le voyageur s'est rendu. Le 14 août, plus de 500.000 formulaires avaient été remplis, cette démarche active des citoyens est prise au sérieux et cela doit continuer", a expliqué la Première ministre à l'issue du Conseil National de Sécurité.

"Pour ceux qui reviennent de zone rouge, il est obligatoire de se faire tester et de rester en quarantaine. Même s'ils ne présentent pas de symptômes. Aujourd'hui, trop peu de personnes respectent ces règles, or les conséquences pourraient être très importantes".

"Pour les personnes qui reviennent d'une zone orange, ce n'est pas une obligation mais une recommandation. Mais elle doit être prise au sérieux, surtout si ces personnes ont eu des contacts à risque".

En cas de non respect de ces mesures, des amendes régionales sont prévues. Ceci dit, la prévention et la conscientisation restent les meilleurs moyens de lutter contre la propagation du virus.

Les Belges devront encore faire preuve de patience et de vigilance. Pour rappel, la meilleure mesure pour se protéger du virus est de veiller à une hygiène correcte: surtout se laver les mains, s'aérer suffisamment et bien aérer les espaces clos - lieux importants de propagation du (des) virus.

Nancy GOETHALS (avec médias)

Catégorie : Belgique

Dans la même catégorie