Le vernissage de la troisième exposition du CHASHa, Alexandre Fonson, un orfèvre montois au XVIIIe siècle, s'est déroulé ce vendredi 31 mai. L'occasion d'ouvrir la saison touristique du CHASHa en présence de Mgr Harpigny, initiateur du projet du CHASHa.
Ce dimanche 2 juin s'ouvrait la saison touristique du CHASHa, qui accueillera jusqu'au 13 octobre les visiteurs individuels et les groupes (sur réservation) pour son exposition "Alexandre Fonson, un orfèvre montois au XVIIIe siècle". A travers ce sujet, le CHASHa entend sensibiliser à la sauvegarde de ce patrimoine religieux, en se ralliant notamment à l'année thématique lancée par le CIPAR en 2019. Le CHASHa souhaite en effet donner un aperçu des problématiques contemporaines auxquelles sont confrontés les gestionnaires de ce patrimoine, de l'usage au stockage, mais aussi faire vivre un espace muséal pour contextualiser les objets dans l'histoire de la foi chrétienne de nos régions.
La nouvelle exposition du CHASHa présente un panorama d'orfèvreries religieuses créées par Alexandre Fonson entre 1697 et 1735. Ces pièces sont, pour la plupart, conservées dans leur lieu d'origine et fréquemment encore en usage. Le vernissage est également pour le CHASHa l'occasion de remercier les fabriques d'église qui ont accepté de nous recevoir pour examiner les pièces d'orfèvrerie et de les prêter le temps de l'exposition. Tout au long du projet, nous avons rencontré un enthousiasme encourageant pour le travail du CHASHa. Il faut également remercier les propriétaires privés qui ont prêté des pièces ou se sont signalés spontanément pour faire connaître des pièces de Fonson. Merci aussi aux nombreux bénévoles qui ont aidé à monter l'exposition et qui assureront les permanences d'ouverture du dimanche après-midi.
Un héritage précieux
Après un accueil du vicaire épiscopal Jean-Pierre Lorette, responsable du CHASHa, l'abbé André Minet, doyen de Mons (ville d'origine d'Alexandre Fonson), a pris la parole pour resituer ce projet d'exposition dans la réalité des paroisses :
« En tant que doyen de Mons, je me réjouis de l'existence de cette exposition qui contribue à valoriser les pièces de l'orfèvre montois Alexandre Fonson. [...] Découvrir les richesses de nos églises fait notre fierté mais cela en appelle aussi à notre responsabilité et à notre vigilance. Il faut que ce patrimoine religieux continue de traverser l'histoire et pour cela sans doute faut-il d'abord le faire sortir de l'oubli : ce qui commence par prendre conscience de cet héritage précieux trop souvent caché pour ne pas dire enfoui dans des placards ou des débarras où rien n'est fait pour les préserver dans de bonnes conditions.
Nous devons être reconnaissants pour le travail entrepris dans notre diocèse par le Service Art, Culture et Foi et en particulier par le Chasha, qui encourage et aide concrètement les responsables de nos lieux de culte à faire un état des lieux et un inventaire des biens abrités dans nos églises et chapelles. Ce recensement est une première étape indispensable pour éveiller à la prise de conscience de la valeur de notre patrimoine religieux sous toutes ses formes. »
Inventorier, conserver, sécuriser
Et l'abbé André Minet de poursuivre : « Avant même de penser à faire de ce qu'on découvre des pièces de musée, je pense qu'il convient aussi de se demander dans quelle mesure certains objets ne gagneraient pas à être valorisés dans le culte aujourd'hui, au moins à certaines occasions. [...] Cet usage de vases sacrés ou de vêtements liturgiques anciens aux grandes occasions a entre autres comme effet positif que nous devons veiller à leur entretien ; et n'oublions pas que dans nos budgets de Fabrique il y a un poste prévu à cet effet.
Inventorier, conserver, sécuriser doit être la préoccupation des responsables des lieux de cultes. Je crois qu'une exposition comme celle qui s'ouvre aujourd'hui a tout pour être appelante. La mission d'une telle exposition est aussi pédagogique : elle dit notre histoire et nous responsabilise pour l'écrire et la transmettre à nos contemporains de toutes croyances et aux générations qui viendront après nous.
Le patrimoine religieux fait partie intégrante de notre culture dont il exprime certains aspects. Il est le témoin de courants de pensées, de mouvements artistiques ou de pages d'histoire qui sont le terreau de notre société. [...] L'exposition qu'on inaugure maintenant est une belle occasion pour dire merci à ceux et celles qui sont convaincus de tous ces enjeux de la mise en valeur de notre patrimoine religieux et du message de Foi dont il est porteur. »
La commune d'Estinnes, par la voix de son échevin du tourisme Alexandre Jaupart, s'est également exprimée sur la plus-value touristique et dynamique apportée par le CHASHa au site de l'abbaye de Bonne-Espérance.
Mgr Harpigny a ensuite rappelé l'importance d'une sensibilisation au patrimoine et d'une instance de conseil patrimonial à l'Evêché, avant d'inviter les visiteurs à partager un verre de l'amitié.
Pour découvrir l'exposition
Public libre : du 2 juin au 13 octobre 2019, le dimanche de 14h30 à 18h, entrée adulte : 2,5 €. Gratuit pour les moins de 12 ans. Espace jeu sur l'exposition.
Groupes : du 29 avril au 30 novembre sur réservation au 0470 10 24 68, de 10 à 30 personnes. 5 € par personne, durée environ 1h.
Contact : Déborah Lo Mauro, [email protected] - +32 470 10 24 68 - www.chasha.be