Ayant remporté l'appel à projets européen, l'association "Initiative pour les cimetières juifs européens" espère défendre des milliers de sites européens menacés par la détérioration, le vandalisme et des projets de construction.
L’Initiative pour les cimetières juifs européens (ESJF) a annoncé avoir remporté un concours de l’UE et un chèque de 800 000 euros pour cartographier et examiner pas moins de 1 500 cimetières juifs de l’est de l’Europe. Depuis la création de l’association en 2015 grâce à une subvention du gouvernement allemand, elle a permis la protection de 120 cimetières juifs dans sept pays d’Europe centrale et de l’est.
Une technologie de pointe
Ce prix permettra notamment de financer la technologie de pointe conçue spécialement pour le projet. En effet, la cartographie des sites implique la mise au point de drones qui inspecteront et photographieront depuis les airs des lieux choisis en fonction des recherches historiques menées dans des archives vieilles de plusieurs siècles, conservées dans différents pays, a précisé l’ESJF.
L’Europe centrale et de l’est compterait près de 10 000 cimetières juifs, exposés à différents degrés de risque. C'est pourquoi l’association installe en général des barrières autour des cimetières pour les délimiter et réduire considérablement les dangers qui les menacent.
Nouvelles vagues d'antisémitisme
« Le but de notre mission sacrée et unique est de sauver et préserver les cimetières juifs, le lieu de repos de nos ancêtres », explique le rabbin Isaac Schapira, qui a fondé et préside l’ESJF. « Aujourd’hui ces cimetières font face à différentes menaces : détérioration, vandalisme et antisémitisme, problèmes financiers et projets d’aménagement locaux. » Régulièrement en France et en Belgique, nous assistons malheureusement à des comportements inadmissibles de profanation de ces lieux. En 2012 à Uccle, quatre tombes juives étaient profanées dans le cimetière du Dieweg. Plus récemment, en 2017, en France, une quarantaine de pierres tombales dans le cimetière juif de Waldwisse, près de Thionville, en Moselle, avaient été dégradées. Par ailleurs, l’endroit avait déjà été profané en 2014. Plus proche de nous encore, en Grèce, des stèles funéraires en marbre ont été endommagées dans la partie juive du cimetière de Nikéa, près d'Athènes, en mai 2018. Les tombes sont généralement brisées, décelées ou détériorées avec de la peinture noire et parfois marquées de croix gammée.
S.D. avec TimesofIsrael.com
Ayant remporté l'appel à projets européen, l'association "Initiative pour les cimetières juifs européens" espère défendre des milliers de sites européens menacés par la détérioration, le vandalisme et des projets de construction.