Plus de 300 morts en Sierra Leone : le président en appelle à l’aide internationale


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Plus de 300 morts en Sierra Leone : le président en appelle à l’aide internationale
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

Débordé par l'ampleur des inondations, la Sierra Leone attend l'aide internationale pour secourir les victimes des coulées de boue. Ce pays tellement démuni manque notamment de matériel de recherches et d'eau potable pour la population.

Lundi 14 août, un glissement de terrain s'est produit à Freetown, dans le quartier du Regent, après plusieurs jours de pluies diluviennes. Les bidonvilles n'ont pas résisté à la coulée de boue, les torrents d'eau ont envahi la capitale de Sierra Leone, mettant en danger une partie de la population d'un million d'habitants.

"Notre nation est une nouvelle fois aux prises avec le chagrin", a déclaré le président Ernest Bai Koroma à la télévision lundi soir. "Beaucoup de nos compatriotes ont perdu la vie, beaucoup plus encore ont été gravement blessés et des millions de leones de biens ont été détruits par les flots et les glissements de terrain qui ont touché Freetown." Mardi 15 août, le bilan s'élevait à 312 morts dans cette catastrophe, mais le porte-parole de la Croix-Rouge indiquait qu'il serait certainement revu à la hausse.

"Toutes les familles, tous les groupes ethniques, toutes les régions ont été directement ou indirectement touchés et affectés par ce désastre", poursuivait le chef de l'Etat à la télévision. Toutefois, les témoignages recueillis par les premiers journalistes sur place montrent que certains rescapés accueillis en centres d'accueil dans le quartier du Regent n'ont reçu ni nourriture, ni couverture, par manque de moyens.

La Sierra Leone reste un des pays les plus pauvres au monde. Depuis 2014, la population peine à se remettre d'une épidémie de virus Ebola qui avait fait 4.000 morts. Mais le risque d'inondations pour la capitale Freetown est aussi une donnée connue: sa position en bord de mer entraîne fréquemment des maladies tel que le choléra. La ville connaît par ailleurs un fort taux de précipitations, en partie lié à son positionnement entre la mer et la montagne. Alors que les secours se poursuivent, plusieurs ONG commencent à pointer les responsabilités du service météo, du gouvernement et du changement climatique, qui expliqueraient le lourd bilan de cette catastrophe.

Dans un télégramme adressé à l’archevêque de la ville, Mgr Charles Edward Tamba, et signé par le cardinal-Secrétaire d’Etat Pietro Parolin, le pape François se dit «profondément attristé par les conséquences dévastatrices du glissement de terrain dans la périphérie de Freetown», et il assure de sa proximité pour tous ceux qui ont perdu des êtres aimés. «Il prie pour tous ceux qui sont morts, et il invoque sur leur famille et leurs amis les divines bénédictions de force et de consolation». Le pape exprime aussi sa solidarité avec les secouristes et tous ceux qui sont impliqués dans l’assistance aux victimes de ce désastre.

A.-F. de Beaudrap (avec agences)


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