»Qu’allons-nous faire de nos églises ? »


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 »Qu’allons-nous faire de nos églises ? »
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Le patrimoine est décidément un sujet à la mode dans le diocèse de Namur. Après la mise en place du service ''Art, Culture et Foi'', après le lancement d’une campagne de sensibilisation des fabriques d’église à inventorier leurs objets religieux, c’est l'équipe du Chantier Paroissial qui vient de consacrer sa traditionnelle journée de mars à ce thème. Samedi dernier, avec Christian Pacco, les participants ont réfléchi à l’avenir des églises.

La Belgique compte pas moins de 4.500 églises et chapelles, dont 900 situées dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Du fait du travail en cours de remodelage paroissial, du fait du changement des habitudes religieuses de nos contemporains, du fait aussi des difficultés financières rencontrées par bon nombre de pouvoirs publics… certains lieux de culte ont aujourd’hui un avenir incertain. Dans notre diocèse, on estime à environ 200 le nombre d’églises qui resteront affectées à la célébration liturgique suite à l’installation des unités pastorales. Si l’on y ajoute les 200 édifices classés pour leur intérêt patrimonial, on peut légitimement penser que 400 églises de chez nous ont un avenir assuré. Mais pour les 500 autres?
Tout le monde connaît ces exemples d’églises – généralement non paroissiales – brillamment reconverties en centres culturels, en librairies, en hôtels… Des réussites, certes, mais impossibles à transposer partout. Se pose dès lors une question bien légitime: pourquoi et comment conserver nos églises et notre patrimoine?

Mission pastorale et patrimoine

Pour son habituelle journée de rencontre et de partage d’expériences, l’équipe du Chantier Paroissial avait habitué les participants à des thématiques en apparence plus ''fondamentales'': le souffle missionnaire, l’évangélisation, le rôle des laïcs… Autant de sujets qui illustrent le renouveau global de l’Eglise et l’indispensable travail de conversion qui l’accompagne.
Dans son mot d’introduction, samedi dernier à Beauraing, l’abbé Pascal Roger, délégué épiscopal pour le Chantier Paroissial, a justifié le thème un rien plus pratique de cette septième édition en rappelant que la mise en place des unités pastorales ne cherchait pas à faire table rase du passé. ''Un tel processus nécessite une analyse en profondeur des réalités locales de nos paroisses. Et les églises en sont les principaux témoins. Ce sujet de la préservation de notre patrimoine est donc aussi du ressort du Chantier Paroissial, d’autant que la mission pastorale s’accompagne inévitablement de questions matérielles'', a-t-il expliqué.
Puis c’est Christian Pacco, historien de l’art, membre du service ''Art, Culture et Foi'' (ACF) et bon connaisseurs des fabriques d’église qui a pris la parole pour deux interventions entrecoupées d’ateliers et de moments de partage. Aux très nombreuses personnes présentes, venues de tout le diocèse, Christian Pacco a voulu d’abord montrer en quoi le patrimoine religieux avait du sens. Puis il a proposé des pistes d’actions, sachant que les réflexions du jour étaient spécifiques au diocèse de Namur: ''Le problème n’est pas forcément le même ailleurs'', a-t-il précisé. (...)

L'intégralité de l'article sur le site du diocèse de Namur


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