Un centre d’hébergement pour les migrants sera ouvert à Paris


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Un centre d’hébergement pour les migrants sera ouvert à Paris
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

refugees-asile-parisUn centre d'hébergement temporaire sera mis à la disposition des migrants à Paris à la mi-octobre. Premier du genre, son ouverture vise à endiguer la multiplication des camps informels dans la capitale française.

Installé au nord de la ville, aux abords de la Porte de la Chapelle, ce centre d'accueil sera réservé aux hommes, sans aucune condition quant à leur statut administratif, et ouvrira avec une capacité de 400 places, portée à 600 d'ici la fin de l'année. C’est ce qu’a indiqué la maire de Paris, Anne Hidalgo lors d'une conférence de presse. Un deuxième centre de 350 places, pour les femmes et les enfants, sera ouvert d'ici la fin de l'année dans une ancienne usine d'Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne.

Un centre aux normes de l'ONU

La France a enregistré 80 000 demandes d'asile en 2015. Des chiffres, bien en deçà des demandes formulées en Allemagne, mais qui sont en hausse alors de des dizaines de migrants et réfugiés arrivent chaque jour à Paris. Livrés à eux-mêmes ils vivent dans la rue, sous des ponts, dans des jardins publics ou sous des porches, dans des conditions extrêmement difficiles. Pour leur venir en aide plusieurs associations sont mobilisées comme France terre d’asile. Le Directeur général de celle-ci, Pierre Henry, estime qu'il n'y a pas de quoi "se réjouir de la mise en place d'un tel centre humanitaire aux normes de l'ONU dans la capitale de la cinquième puissance du monde..." Il souligne aussi l'insuffisance du dispositif puisque le centre va accueillir 400 personnes alors qu'il y a 2.000 demandeurs d'asile dans les rues de Paris. Néanmoins il salue cette initiative heureuse tout en mettant en garde: "Cela ne fonctionnera que si d'autres structures du même type sont construites dans d'autres agglomérations." Pour Pierre Henry, Paris, et Calais, ne peuvent pas devenir le point d'entrée pour la demande d'asile et l'hébergement. Cela doit se répartir sur l'ensemble du territoire.

Priorité aux demandeurs d'asile

Le directeur de France Terre d'Asile dénonce la faiblesse du dispositif national d'accueil des demandeurs d'asile qui ne comptait en 2015 que 40.000 places pour 80.000 dossiers. "L'Etat n'est pas resté sans rien faire mais ce n'est pas à la hauteur de la crise humanitaire sans précédent qui frappe l'Europe et la France", estime-t-il. Et selon lui, cette situation donne l'impression d'un grand désordre qui entraîne du coup rejet et intolérance. "Je plaide donc pour un dispositif rigoureux, raisonnable et fraternel et je plaide aussi pour que la priorité soit donné à ceux qui fuient des situations de guerre qui répondent aux conditions du droit d'asile", précise-t-il. Et de demander par ailleurs aux politiques qu'ils cessent d'attiser les peurs. "Les réfugiés sont des êtres de chair et de sang, comme nous. Il n'y a aucune raison d'avoir peur."

Radio Vatican

 

 


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