Affaire Vincent Lambert: les évêques français se mobilisent


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Affaire Vincent Lambert: les évêques français se mobilisent
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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BELGAIMAGE-Vincent-Lambert

En France, les évêques de la région Rhône-Alpes ainsi que le cardinal Barbarin se sont mobilisés contre l'arrêt des traitements médicaux de Vincent Lambert. Le 23 juillet, la médecin à charge a prévu de convier la famille pour l'informer de sa décision quant à la prise en charge de son patient.

Deux jours avant l'annonce de la décision, par la médecin Daniela Simon du CHU de Reims, d'arrêter ou non les traitements médicaux de Vincent Lambert, les neuf évêques de la région Rhône-Alpes (où vivent les parents du patient) se sont mobilisés en faveur de la vie et donc pour la poursuite des soins.

Dans une déclaration commune publiée le 21 juillet sur les sites diocésains, les neuf évêques signataires mettent en garde contre "une décision médicale" qui "risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert." "En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne", poursuivent les évêques dans leur communiqué.

 

Dans leur message, ils interpellent notamment les "autorités politiques, juridiques et médicales " du pays: "que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société."

Un vivre-ensemble ébranlé

Selon les évêques, les débats montrent clairement l'hésitation de la société face à "des principes majeurs, comme 'Tu ne tueras pas' ou 'Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui'". Ces principes, poursuivent-ils, "étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate".

Les évêques sont également revenus sur la décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) qui avait jugé le 5 juin dernier que l'arrêt des soins prodigués à Vincent Lambert n'était pas contraire à la loi française, ni à la convention européenne de droits de l'homme. Suite à cette décision, l'épouse de Vincent Lambert et certains frères et sœurs du patient avaient sommé l'équipe médicale du CHU de Reims d'appliquer "sans plus tarder" l'arrêt de la CEDH.
"Les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte", ajoutent les évêques de Rhône-Alpes. "Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de "conscience de l’Europe" qu’elle s’était donné en 2010".

Les évêques ont également rappelé le fait que d'autres institutions hospitalières s'étaient montrées favorables à l'accueil de Vincent Lambert. "Plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche?" s'interrogent les neuf signataires, à savoir Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise, Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers, le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy, Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne, Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence et Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars.

Le comité de soutien à Vincent Lambert a appelé à un grand rassemblement le jeudi 23 juillet à 14h30, Place Marguerite-Rousselet, à Reims, pour clamer le maintien en vie du patient.

Plus d'infos sur "Je soutiens Vincent".

S.T. (d'après La Croix/AFP)

Catégorie : International

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