Lutte contre le réchauffement climatique : une urgence !


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Lutte contre le réchauffement climatique : une urgence !
Par Christophe Herinckx
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) vient de publier son dernier rapport sur le réchauffement climatique. Fruit d'un gigantesque travail d'échanges d'informations (30.000 études analysées), ce nouveau rapport met en garde la communauté internationale: si l'on n'agit pas maintenant, le réchauffement global entraînera des conséquences irréversibles pour l'écosystème de la planète, et donc également pour l'homme...

Le dimanche 2 novembre 2014, les experts du GIEC, réunis à Copenhague, ont publié une nouvelle évaluation globale sur l'évolution climatique mondiale, la cinquième depuis la création de ce groupe de travail international. Et ce nouveau rapport est sans appel: si la communauté internationale veut atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé, à savoir maintenir le réchauffement de la planète au-dessous des 2°C, il faut réduire la production de gaz à effet de serre (CO2, méthane, etc;) de 40 à 70% d'ici 2050, et les éliminer totalement d'ici 2100. Ce qui implique, notamment, de renoncer aux énergies fossiles, d'améliorer fortement l'efficacité énergétique, de préserver les forêts, et d'investir des centaines de milliards de dollars dans les quinze prochaines années.

Selon le rapport, les effets du réchauffement climatique ne font aucun doute, et on en ressent de plus en plus les effets sur les différents continents, de manière souvent flagrante. Dans certaines régions du globe, on assiste à une augmentation importante des précipitations, alors que, en d'autres lieux, les pluies se font de plus en plus rares avec, dans un cas comme dans l'autre, un impact négatif sur les rendements agricoles.

Si le taux actuel des émissions de gaz à effet de serre n'est pas endigué, les océans continueront de se réchauffer et de s'acidifier, les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes, et de nombreuses espèces animales et végétales risquent de disparaître. La diminution de certaines ressources naturelles, telles que l'eau, risque enfin d'entraîner d'importants mouvements de migration, et de violents conflits pour le contrôle de ces ressources.

Une prise de conscience des religions

A contrario, le tournant énergétique qui s'avère aujourd'hui de plus en plus urgent à mettre en oeuvre, entraînera certes des investissements massifs, mais n'aboutira pas nécessairement à une baisse de la croissance économique mondiale. Pour de nombreux experts économiques, des efforts importants de réduction des gaz à effet de serre ne feraient baisser que de 0,06 point le taux annuel de la croissance mondiale, estimé entre 1,6 et 3% au cours de ce siècle. Mieux encore, de telles mesures pourraient avoir des effets positifs sur l'économie mondiale.

Si l'ensemble des citoyens du monde est appelé, d'une façon ou d'une autre, à contribuer à ce changement, différents scientifiques ont plaidé récemment, dans le Telegraph de Londres, pour que les leaders religieux s'engagent plus clairement dans le combat contre le réchauffement climatique, et puissent influencer ainsi des millions de fidèles, de par leur position morale. Les chrétiens, en particulier, doivent prendre conscience de ce que la création a été confiée aux hommes par Dieu, et que la préservation de celle-ci fait partie de leur vocation d'êtres humains à se développer... de façon durable. Certaines sources vaticanes indiquent d'ailleurs que le pape François préparerait, depuis plusieurs mois déjà, une encyclique sur l'environnement...

Christophe Herinckx

Photo: (c) Terremag

Catégorie : International

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