Tchernobyl, 25 après la catastrophe


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Tchernobyl, 25 après la catastrophe
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

A quelques jours du début des commémorations des 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, de nombreuses incertitudes persistent sur l’avenir du site.

Dans le cadre de la cérémonie de commémoration du 26 avril prochain, le patriarche de Moscou, Cyrille Ier, sonnera la cloche de Tchernobyl, à 1h23 du matin, heure à laquelle a explosé le réacteur no.4". De nombreux officiels sont attendus pour cette cérémonie qui aura lieu dans le complexe de l’église située dans le district de Darnitsa (région de Kiev, la capitale de l’Ukraine. Cyrille Ier visitera également l’Ukraine en compagnie du métropolite Filaret de Minsk et Biélorussie, ainsi que plusieurs responsables religieux des diocèses touchés par la pollution nucléaire. Au cours de son voyage, le patriarche de Moscou se recueillera au monument dédié aux héros de Tchernobyl et rencontrera des cancéreux, souffrant des conséquences de la radioactivité et hospitalisés dans la région.

Retrouver une "vie normale"

Selon l’agence de presse russe Interfax, le président de l’"Ukraine Tchernobyl Union", Andreyev Yury a exprimé l’espoir que la visite du patriarche aiderait la "région fantôme" de Tchernobyl à retrouver "une vie normale" dans la décennie à venir. Il a rappelé que le niveau de radioactivité dépasse toujours de 50 à 60 fois les normes, mais que la bénédiction du patriarche ne prendrait pas longtemps et que sa visite sur les lieux n’affecterait pas "gravement sa santé."

Il y a 25 ans…

Le 26 avril 1986, le réacteur no. 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, explosait, contaminant une bonne partie de l’Europe et de l’ex-URSS. C’est le premier accident classé au niveau 7 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES) (le deuxième étant la catastrophe de Fukushima, accident classé niveau 7, le 12 avril 2011), et est considéré comme le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu’à présent. 25 ans après, le bilan des victimes fait toujours débat.

Le chantier de « sécurisation » prend du retard

La construction d’un dôme sur la centrale accidentée n’a pas encore commencé. En cause, des problèmes techniques et un manque de financement pour entamer la construction d’un sarcophage définitif. La facture a été multipliée par trois en cinq ans et les donateurs n’arrivent pas à la payer. Des pays européens comme l’Italie, par exemple, se refusent à participer. Le quotidien ‘La tribune de Genève’ rapporte que « depuis l’appel d’offres emporté en 2007 par le consortium Novarka, piloté par les géants français de la construction Bouygues et Vinci, le chantier n’a guère avancé. Rien depuis le nettoyage du site de construction et le creusement de ses fondations ». Il manquerait toujours 200 millions d’euros sur un budget de 1,85 milliard d’euros.

(apic/MVL)


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