Valhu, la plateforme d’échanges des valeurs humaines


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Valhu, la plateforme d’échanges des valeurs humaines
Par Sophie Delhalle
Publié le - Modifié le
5 min

Vincent, Lysiane et Arnaud forment l'équipe Valhu (c) Valhu

« Rendre le don encore plus utile en un clic », telle est la devise de Vincent qui porte le projet Valhu avec son frère et sa belle-sœur. Cette nouvelle plateforme dédiée aux valeurs humaines pourrait, à terme, devenir un véritable espace feel good où circulent des ondes positives. Ce qui nous a donné l’envie d’en savoir plus.

Vincent constate et suggère: « Nous vivons dans une société où une majorité de gens pensent à se valoriser par les biens qu’ils possèdent et l’image qu’ils renvoient d’eux-mêmes sur les réseaux sociaux. Parallèlement à cela, il y a des tas de gens qui, dans l’ombre, donnent ou s’investissent auprès d’associations et ne sont pas reconnus pour cela et d’ailleurs, la plupart du temps, ils ne cherchent pas à l’être. Nous aimerions inciter ces derniers à tendre la main aux autres pour les inviter à rejoindre le monde du don et de l’altruisme. »

Mimétisme social

L’idée de Valhu germait depuis un certain temps, et c’est suite à une expérience personnelle qu’elle a pris forme. Vincent a publié sur FaceBook une photo de lui alors qu’il donnait son sang, avec cette phrase : « Le don de sang : facile et utile. Faisons-le ! » Parmi les commentaires un peu ironiques, Vincent remarque que quelques amis se sont manifestés de manière très positive : « tiens, je dois y retourner », « où es tu allé ? ». Pour Vincent, c’est clair : le simple fait de le voir faire un don de sang a donné l’envie à d’autres de franchir le pas. « D’où l’idée de jouer sur le fait que nous vivons dans une société qui vit autour de l’image et du paraître dans le développement de la plateforme Valhu » explique Vincent.

Répondre au besoin universel de reconnaissance

« Pour concevoir Valhu, nous avons pris en compte ce qui motive l’être humain, et nous nous sommes focalisés sur le besoin de reconnaissance sociale, pour favoriser les dons. » Pour Vincent, l’enjeu est de parvenir à ajouter l’altruisme - ou le fait de contribuer au bien-être des autres - dans la liste des critères pour atteindre la réussite sociale. Prouver que l’on peut obtenir de la reconnaissance aussi par les valeurs et pas seulement par l’étalage de ses richesses matérielles, telle est donc la noble ambition de ce projet. En d’autres termes, Vincent souhaiterait « opposer le cercle vicieux du matérialisme au cercle vertueux de l’altruisme ». Mais ce juriste de métier est loin d’être naïf : « Nous ne voulons pas induire de la compétition mais favoriser l’émulation entre les membres de la plateforme. C’est pourquoi nous mettons l’acte de donner en valeur, pas le montant ni la quantité. »

Rendre le don accessible et ludique

La plateforme poursuivra donc un double objectif. Tout d’abord, rendre le don accessible à tous. On l’a bien compris, Vincent et son équipe veulent mettre les valeurs … en valeur ! Ce projet contribuera aussi et surtout à rendre visible ce qui était invisible pour déjà simplement susciter le questionnement. Sans jeter la pierre, ni stigmatiser qui que ce soit et en encourageant les pures altruistes - réticents à la publicité - à tendre la main à ceux pour qui le monde du don semble inaccessible. Ensuite, Valhu apportera une dimension ludique au don grâce aux badges, ce qui ravira les collectionneurs parmi nous. L’utilisateur pourra récolter des bagdes parmi trois grandes catégories : dons financiers, dons de soi (par exemple le don de sang) et les dons de temps. Ces badges montrent en fait comment les valeurs peuvent être matérialisées, en dehors du simple don d’argent. Vincent a aussi eu cette idée lumineuse de s’inspirer des fonctionnalités de FaceBook pour créer un réseau social axé sur les valeurs et non la course aux likes. « Pour faire en sorte que les publications des uns aient un impact sur les autres ; au départ, les gens vont probablement faire un don par mimétisme social puis, au fil du temps, je crois qu’un vrai changement de comportement peut intervenir et que le don sera motivé par l’altruisme pur. L’important, c’est d’avancer ensemble pour augmenter le nombre de dons. »

Comment ça marche ?

Valhu s’articule autour de quatre pôles. Tout d’abord, offrir une réelle visibilité aux valeurs en les faisant circuler entre les membres de la plateforme. Ensuite, permettre à l’utilisateur de recevoir des informations sur les causes qui l’intéressent ; l’utilisateur ne voit apparaitre sur son fil d’actualité que les actualités en lien avec des associations dont l’action rejoint ses centres d’intérêt et ses préoccupations (environnement, alphabétisation,…). C’est plus sélectif donc plus clair pour l’utilisateur. Tertio, créer un répertoire d’associations. Certaines se sont montrées très réceptives dès le départ, il en reste beaucoup d’autres à convaincre de la réelle utilité de cette plateforme dont le but est d’être en quelque sorte une vitrine promotionnelle des associations. « Nous souhaitons communiquer des informations fiables. Et nous partons du principe que plus l’utilisateur est informé, plus il est conscientisé. » précise Vincent. Enfin, proposer une page de gestion privée des dons personnels qui donnera une vision claire à l’utilisateur sur son propre comportement caritatif, une sorte d’agenda des dons avec un aperçu du passé et des rappels pour le futur. « Cette page contribuera aussi à stimuler les dons car elle maintiendra l’utilisateur dans une optique positive en renforçant son sentiment d’utilité » nous confie encore Vincent.

La finalité de Valhu est bien entendu de faciliter et de stimuler les dons mais le tout premier objectif pour Vincent, « c’est la conscientisation, faire circuler les valeurs auprès du plus grand nombre » pour qu’elles puissent être intégrées par tout un chacun. Dans un premier temps, l’utilisateur Valhu devra encoder lui-même ses dons puis, dans un futur que Vincent espère proche, il pourra verser directement ses dons aux associations depuis la plateforme. Soulignons que ce projet n’entre pas dans la case « business » mais relève de l’initiative citoyenne. C’est pourquoi Vincent et son équipe ont lancé un crowdfunding pour financer la conception et le lancement de la plateforme.

Sophie Delhalle

 

Intéressé ? Vous retrouverez toutes les infos sur le site www.valhu.org et sur la page FaceBook.

Pour les soutenir financièrement, cliquer sur ce lien vers la plateforme KissKissBankBank.

 

 

 

 

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