“Nous devons Banneux à Beauraing”. Entretien avec l’abbé Léo Palm, recteur du sanctuaire de la Vierge des Pauvres


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“Nous devons Banneux à Beauraing”. Entretien avec l’abbé Léo Palm, recteur du sanctuaire de la Vierge des Pauvres
Par Diocèse de Liège
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"Nous devons Banneux à Beauraing". Ces mots sont ceux du recteur du sanctuaire de Banneux, l’abbé Léo Palm. Il revient pour nous sur ce lien étroit qui unit les deux sanctuaires mariaux de Belgique dont nous célébrons cette année le 75e anniversaire de la reconnaissance des apparitions.

C’est donc en 1949, au terme d’une longue procédure, que les apparitions de Banneux et de Beauraing sont reconnues conjointement par Rome. Le 2 juillet pour Beauraing, pour la fête de la Visitation, et le 22 août pour Banneux, jour du couronnement de la Vierge. Disons d’emblée que l’Eglise a toujours fait preuve d’une grande prudence face aux phénomènes d’apparitions. Si “Rome a toujours le dernier mot”, c’est l’évêque local qui doit procéder aux vérifications d’usage et s’assurer de la crédibilité des ‘voyants’, dans les deux cas présents des enfants.

>>> Lire aussi : Banneux à la pointe du marketing ... en 1933 !

Banneux source

"Cette source est réservée pour moi, pour toutes les nations, pour soulager les malades" a déclaré la Vierge en 1933. (c) Sophie DELHALLE

Pour Banneux, l’enquête diocésaine s’est déroulée en plusieurs étapes: deux commissions ont d’abord rendu deux avis contradictoires. “L’évêque de l’époque, Mgr Kerkhofs a pris une décision très sage en soumettant les témoignages à l’analyse critique d’un érudit, le père René Rutten s.j.”

Ce dernier a produit un dossier de 600 pages où il recoupe les informations et établit les certitudes. Que l’évêque emporte avec lui à Rome pour plaider la cause de Banneux (et de Beauraing) et obtenir la bénédiction papale, ayant lui-même acquis l’assurance morale nécessaire.

Mais quel est donc le lien entre la Vierge des Pauvres et Notre Dame au cœur d’or?

Le chapelain de Banneux, l’abbé Jamin, s’était rendu en pèlerinage à Beauraing en décembre 1933 et il assiste aux apparitions” raconte son successeur. Il en revient déstabilisé. Avec quelques proches, il entame une neuvaine pour demander la conversion d’un pécheur comme preuve de validité des apparitions namuroises.

L’abbé Jamin est informé de l’histoire de la petite Mariette Beco qui aurait aperçu elle aussi la Vierge. “Le chapelain est encore plus perdu, il reste sur la réserve et demande à Mariette d’obtenir un nouveau signe de la Vierge”.

Il aura sa réponse lors de la cinquième apparition, quand Marie déclare : “Croyez-en moi, je croirai en vous”. Cette parole achèvera de convertir l’abbé Jamin qui sera le plus ardent défenseur de Mariette. “C’est lui en quelque sorte le premier converti de Banneux” dont il deviendra aussi le premier recteur. Il supervisera la construction de la chapelle du sanctuaire qui ne cessera de prendre de l’ampleur.

Aujourd’hui, Banneux voit affluer des pèlerins du monde entier, touchés par le double message de la Vierge : cette source est réservée pour moi / pour toutes les nations / pour soulager les malades.

Sophie DELHALLE (Service Communication du Diocèse de Liège)

Les sanctuaires de Banneux et Beauraing célébreront ensemble ce 75e anniversaire de la reconnaissance des apparitions lors d’une quinzaine qui se déroulera du 15 au 31 août 2024. Les Liégeois sont invités à se rendre à Beauraing le 22 août et inversément les pèlerins namurois sont conviés à Banneux le 31 août, pour la fête de Marie Médiatrice. Notons également qu’une conférence sera donnée par les deux recteurs le 20 août à Beauraing.

Catégorie : Diocèse de Liège

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