“Ca a vraiment commencé sur les chapeaux de roue”: Mgr Luc Terlinden revient sur ses premiers mois comme archevêque


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“Ca a vraiment commencé sur les chapeaux de roue”: Mgr Luc Terlinden revient sur ses premiers mois comme archevêque
Mgr Terlinden était interviewé par Christian Laporte et Jürgen Mettepenningen ©Service de presse archidiocèse Malines-Bruxelles
Par Vincent Delcorps
Publié le
3 min

Pro Petri Sede, revue de l'association du même nom, publie dans son dernier numéro un très long entretien avec Mgr Luc Terlinden. Répondant aux questions de Christian Laporte et Jürgen Mettepenningen, l'archevêque de Malines-Bruxelles n'élude aucun sujet.

L'archevêque semble heureux de ses premiers mois. "Je dois vraiment souligner combien je suis touché par la qualité de l’accueil qui m’est fait", indique-t-il d'emblée. Tout au long de l'entretien, il insiste aussi sur la dimension collégiale de sa tâche. "En arrivant en 2023, je ne suis pas seul et c’est vraiment une force et une grâce que le cadeau qui m’est fait d’être entouré de collaborateurs et de collaboratrices d’une très grande valeur. Et de ressentir que nous allons ensemble relever ces défis". Et plus loin: "je ne suis pas du tout seul pour prendre [les décisions] à bras le corps et ce travail d’équipe commun est vraiment important".

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Mgr Hudsyn, Godvergeten...

Luc Terlinden évoque précisément quelques-uns des défis auxquels il a été confronté. Notamment le remplacement de Mgr Hudsyn à la tête du Vicariat du Brabant wallon par... une femme! Il explique la façon dont la décision a été prise, ainsi que ses implications. "Voilà donc une nouvelle configuration mais qui va de pair avec ma promesse d’être plus présent aux quatre coins de l’archidiocèse."

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Autre dossier: la diffusion de la série Godvergeten, débutée dès le surlendemain de l'ordination épiscopale. "Avec des témoignages très forts des victimes qui nous ont vraiment pris aux tripes et qui nous ont montré que les souffrances et les peines qu’elles ont subies étaient bien pires que tout ce que l’on avait pu imaginer jusqu’ici", confit Luc Terlinden.

La synodalité? "Cela demandera énormément de temps"

Le nouvel archevêque revient aussi longuement sur les défis que représente la synodalité. "D'abord une question de gouvernance", détaille-t-il. L'archevêque rappelle qu'historiquement, le pouvoir a été très centralisé en Eglise. "Aujourd’hui, cela ne me gêne pas d’être contredit dans un conseil ou par des collaborateurs dans un esprit bienveillant, bien évidemment, dans un environnement constructif parce que cela me fera grandir."

A ceux qui regrettent que le chemin synodal ne soit pas plus rapidement parcouru, Mgr Terlinden insiste sur la dimension de temps long. "Dès le coup d’envoi de la démarche par le pape François, j’étais convaincu que cela demanderait énormément de temps. D’abord parce que cela doit passer d’abord par une conversion du cœur et même quand intellectuellement les choses sont claires pour certains, il n’est pas évident que tout va pouvoir changer du jour au lendemain."

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Mgr Luc Terlinden évoque aussi la place des jeunes dans l'Eglise, ainsi que la perspective de la visite du Pape en Belgique. Il revient enfin sur la proximité des élections et le défi des liens entre l'Etat et les cultes. "Comme Église, nous devons aussi pouvoir participer à l’effort commun, aux actions visant à réduire les dépenses publiques afin de redresser les finances de l’État. Je plaide avec conviction pour l’idée que les religions ont leur place au sein de l’État. Un financement public peut toujours se justifier mais il faut en parler ensemble dans un vrai dialogue avec les responsables étatiques…"

Retrouvez l'entretien en intégralité en cliquant sur ce lien


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