La session conclusive du Synode se tiendra du mercredi 2 au dimanche 27 octobre 2024


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La session conclusive du Synode se tiendra du mercredi 2 au dimanche 27 octobre 2024
Synode sur la Synodalité, le 28 octobre 2023. © VATICAN MEDIA
Par Vatican News
Publié le
5 min

La deuxième session du Synode pour une Église synodale se tiendra du 2 au 27 octobre 2024, a dévoilé le Secrétariat général du Synode ce 17 février. Afin de préparer au mieux cette nouvelle étape, François a annoncé, dans la foulée, la constitution de "groupes d'étude". Des groupes spécifiques qui seront chargés d'approfondir certains des thèmes qui ont émergé lors de la session d’octobre 2023. Ils seront coordonnés par le secrétariat général du Synode, avec la participation des dicastères compétents.

Le secrétariat général du Synode annonce que le Pape François a fixé les dates de la deuxième session de la XVIe assemblée générale ordinaire qui se tiendra du mercredi 2 au dimanche 27 octobre 2024, pour poursuivre les travaux du synode sur la Synodalité sur le thème: "Pour une Église synodale: communion, participation et mission". Comme en octobre 2023, cette deuxième session sera précédée de deux jours de retraite spirituelle, du 30 septembre au 1er octobre. Les participants seront attendus à Rome dès le 29 septembre.

Conjointement au communiqué, un chirographe a été publié par le Pape, établissant la mise en place de groupes d'étude pour approfondir certains des thèmes qui ont émergé lors de la session d’octobre 2023. Les groupes seront constitués entre les dicastères concernés de la Curie romaine et le secrétariat général du Synode, qui en assurera la coordination.

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Principe d'écoute réciproque

Dans le chirographe consacré à la collaboration entre les dicastères curiaux et le secrétariat du Synode, François cite la constitution conciliaire Lumen Gentium pour rappeler que l'Église exprime son être «dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain» et qu'elle «se manifeste avec plus de clarté et de crédibilité au monde dans les différentes cultures comme un mystère de communion missionnaire, un Corps unique, participant à son Esprit qui la renouvelle et la guide dans l'annonce de l'Évangile à tous les peuples». Dans cette optique, la constitution de la Curie romaine Praedicate evangelium affirme que «cette vie de communion donne à l’Église le visage de la synodalité».

«En particulier, écrit le Pape, l'écoute réciproque et la dynamique de réciprocité dans la mise au service de la mission du peuple de Dieu, définissent le travail d'assistance de la Curie romaine dans le ministère de l'évêque de Rome, des évêques et du collège épiscopal. Les compétences pastorales qu'elle exerce trouvent leur fin et leur efficacité dans le service de la collégialité épiscopale et de la communion ecclésiale en union avec l'évêque de Rome et sous sa direction». C'est dans ce contexte que s'inscrit la mission du secrétariat général du Synode, qui dépend directement du Souverain pontife et qui «soutient et accompagne le processus synodal établi au cas par cas», en favorisant dans un esprit synodal les relations des évêques et des Églises particulières entre eux et en communion avec l'évêque de Rome.

Collaboration des dicastères de la Curie

Le chirographe conclut en prévoyant que «les dicastères de la Curie romaine collaboreront, selon leurs compétences spécifiques respectives, à l'activité du secrétariat général du Synode, en constituant des groupes d'étude pour initier, avec une méthode synodale, l'approfondissement de certains des thèmes apparus» lors de la première session du synode des évêques. «Ces groupes d'étude seront constitués d'un commun accord entre les dicastères compétents de la curie romaine et le secrétariat général du Synode, chargé de la coordination».

Le document "Vers octobre 2024" du secrétariat général du Synode, publié le 11 décembre 2023, soulignait déjà que la prochaine assemblée se concentrerait sur le thème de la participation, en relation avec l'exercice de l'autorité, comme expression de la communion au service de la mission. En d'autres termes, elle approfondira la manière de vivre la synodalité à tous les niveaux de l'Église. La décision du Pape indique clairement que certains des thèmes les plus significatifs qui sont ressortis de l'écoute des Églises, nécessitent un temps conséquent d'approfondissement théologique, canonique et pastoral selon une modalité synodale impliquant des experts de tous les continents et des dicastères de la Curie romaine en fonction de leurs compétences. Pour l’heure, la composition des groupes d'étude et les thématiques sont en cours de définition. Le rapport de synthèse voté au terme de la session d'octobre dernier en a indiqué quelques-uns, comme la mise à jour de certaines normes canoniques, la formation des ministres ordonnés, les relations entre les évêques et les ordres religieux, la recherche théologique et pastorale sur le diaconat.

Les contributions des groupes d'étude, d'après ce que l'on peut déduire du document du secrétariat général publié en décembre et du chirographe de ce 17 février, seront des instruments utiles à la réflexion de l'Église dans son ensemble, mais ne constitueront pas directement le sujet de discussion et de discernement de la prochaine session du synode, qui se concentrera sur la synodalité en tant que telle, expression de la communion dans la vie de l'Église. Enfin, il est intéressant de noter le rôle confié au secrétariat général du Synode, dirigé par le cardinal Mario Grech, qui coordonnera l’activité avec les dicastères. Le secrétariat général du Synode ne fait pas partie de la Curie romaine mais est directement subordonné au Pape.

Nomination de nouveaux consulteurs, dont un canoniste belge !

Ce samedi encore, le Pape François a nommé six nouveaux consulteurs au secrétariat général du Synode. Il s’agit de Mgr Alphonse Borras, vicaire épiscopal du diocèse de Liège (Belgique); Gilles Routhier, professeur de théologie à l'Université Laval (Canada); Ormond Rush, professeur associé de théologie à l'Australian Catholic University; sœur Birgit Weiler, M.M.S., professeure de théologie à la Pontificia Universidad Católica del Perú (Pérou); Tricia C. Bruce, présidente élue de l'Association pour la sociologie de la religion (États-Unis) et Maria Clara Lucchetti Bingemer, professeure de théologie à la Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (Brésil). Ces six personnes viennent s’ajouter aux dix consulteurs actuels.

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Vatican News (texte et chapô de CathoBel)


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